« La République a de nouveau été prise pour cible » : Hommage du Sénat au professeur d’Arras Dominique Bernard

En ouverture des débats sur le projet de loi de programmation des finances publiques, le Sénat a observé une minute de silence, en mémoire du professeur Dominique Bernard, assassiné dans un attentat au couteau le 13 octobre Arras.
Guillaume Jacquot

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Après le recueillement dans les collèges et les lycées, c’est au tour du Sénat de rendre hommage au professeur Dominique Bernard. La haute assemblée ne siégeait pas en séance publique vendredi, quand l’attentat s’est produit au lycée Gambetta d’Arras. Le vice-président Alain Marc (Les Indépendants) a relayé la vive émotion de ses collègues, en ouverture de la séance ce lundi 16 octobre à 16 heures, avant le début de l’examen du projet de loi de programmation des finances publiques.

« Trois ans jour pour jour après l’assassinat de Samuel Paty dont nous commémorons aujourd’hui le triste anniversaire, la République a de nouveau été prise pour cible. Une fois de plus, une fois de trop, à Arras, le terrorisme islamiste s’en est pris à plusieurs enseignants et personnels éducatifs. Dominique Bernard dont le seul crime était d’être professeur de lettre a été lâchement assassiné », a déclaré le sénateur de l’Aveyron.

« Une fois de plus, une fois de trop, ce sont nos valeurs qui sont attaquées, notre vivre ensemble qui est menacé, notre capacité à rester unis qui est testée », a-t-il ajouté, avant d’exprimer la « compassion » et le « soutien » du Sénat tout entier « à la famille de Dominique Bernard et autres victimes qui restent actuellement hospitalisées, ainsi qu’à la communauté éducative et aux élèves du lycée Gambetta d’Arras ».

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Paris: Toubon parle sur les discriminations dans la profession d’avocat (e)
7min

Institutions

Une activité record et des salaires « excessivement favorables » : la Cour des comptes passe au crible l’administration du Défenseur des droits

Alors que la nomination du sénateur LR François-Noël Buffet comme Défenseur des droits, sur proposition d’Emmanuel Macron, soulève une importante levée de boucliers de la part d'associations et d'une partie de la gauche, la Cour des comptes publie ce mercredi 15 juillet un rapport détaillé sur les missions et la gestion de cette autorité administrative indépendante. Ce document couvre notamment les deux mandats effectués par Claire Hedon, qui quittera son poste le 21 juillet.

Le

PARIS, Affaire Lyhanna, Manifestation interdite place Vendome.
8min

Institutions

Affaire Lyhanna : une hausse en trompe-l'œil du budget de la Justice ?

Face aux accusations sur un manque de moyens, le gouvernement invoque la hausse globale des crédits attribués à la justice depuis près d’une décennie. Si ce ministère a été relativement préservé dans un contexte de disette budgétaire, notamment grâce aux lois de programmation, il n'a pas échappé à de récents gels et annulations de crédits, ce qui n’a pas été sans impact sur la politique judiciaire du pays. Analyse.

Le

Paris: Sebastien Lecornu Cloture Congres des Maires 2025
7min

Institutions

Le « grand acte de décentralisation » promis par Lecornu réduit à un projet de loi sur le rôle des préfets ? « Le ballon se dégonfle tout doucement »

L’ambition d’un « grand acte de décentralisation » affiché par le Premier ministre semble s'effacer au profit d'un projet de loi assez technique. Ce texte, révélé par le média Contexte, renforce surtout l'autorité des préfets. Le sénateur LR Jean-François Husson, rapporteur général du Budget, déplore l’incapacité de l’Etat « à se départir d’une volonté de tout brider ».

Le

conseil des barreaux
7min

Institutions

Réforme de la justice criminelle et « plaider-coupable » : « Ce n’est pas ce que j’appelle une justice de qualité », réagit la présidente du Conseil national des barreaux

ENTRETIEN – Les avocats prévoient une mobilisation à Paris, le 13 avril prochain, pour le coup d’envoi de l’examen au Sénat de la réforme de la procédure pénale. Ce texte, qui élargit la reconnaissance préalable de culpabilité aux affaires criminelles, se heurte à l’hostilité de la profession. Explications avec Julie Couturier, la présidente du Conseil national des barreaux.

Le

La sélection de la rédaction