Les larmes de la sénatrice Éliane Assassi, lors de sa dernière séance de questions au gouvernement

Gérard Larcher a rendu un hommage appuyé à la présidente du groupe communiste au Sénat, qui a fait le choix de ne pas se représenter aux élections de septembre. Touchée par les applaudissements de l’hémicycle, la parlementaire de Seine-Saint-Denis a eu du mal à contenir son émotion.
Guillaume Jacquot

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

C’est au début de l’année 2022 que cette parlementaire a fait parler d’elle. Pour beaucoup de Français, le nom d’Éliane Assassi restera indissociable de la retentissante commission d’enquête du Sénat sur les cabinets de conseil. Un an et demi après son rapport, qui lui a valu le titre de sénatrice de l’année aux côtés d’Arnaud Bazin (LR), qui présidait les auditions de la commission, l’élue de Seine-Saint-Denis s’apprête à faire ses adieux au Parlement. Élue au palais du Luxembourg pour la première fois en 2004, Éliane Assassi a fait le choix de ne pas solliciter un quatrième mandat, aux élections sénatoriales du 24 septembre.

Ce 12 juillet, la présidente du groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE) a participé, comme près d’une quarantaine de sénateurs et sénatrices à avoir fait le même choix, à sa dernière séance de questions au gouvernement. C’est à sa collègue Laurence Cohen, elle aussi sur le départ, que le groupe a choisi d’attribuer la question hebdomadaire. Si Éliane Assassi n’a pas pris la parole cet après-midi, à quelques jours de la fin de la session extraordinaire, le président du Sénat n’a toutefois pas suspendu la séance sans rendre un hommage à celle qui a présidé le CRCE pendant onze années. Une séquence de salutations toutes sénatoriales, d’un parlementaire LR à une membre du Parti communiste français.

Pour Gérard Larcher, Éliane Assassi a « beaucoup apporté au Sénat ». « Avec ses convictions, avec son engagement, avec ce qu’elle représente, son attachement à la République et cette forme d’attention aux autres, aux plus modestes et aux plus pauvres, elle incarne vraiment à la fois, sa famille politique, à laquelle elle est tellement attachée, mais aussi une richesse pour notre Sénat et pour République », a salué le premier des sénateurs. Émue par les mots du président et les applaudissements de l’hémicycle, de la gauche à la majorité sénatoriale en passant par les membres du gouvernement, la sénatrice n’a pas pu contenir quelques larmes.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Sebastien Lecornu Cloture Congres des Maires 2025
7min

Institutions

Le « grand acte de décentralisation » promis par Lecornu réduit à un projet de loi sur le rôle des préfets ? « Le ballon se dégonfle tout doucement »

L’ambition d’un « grand acte de décentralisation » affiché par le Premier ministre semble s'effacer au profit d'un projet de loi assez technique. Ce texte, révélé par le média Contexte, renforce surtout l'autorité des préfets. Le sénateur LR Jean-François Husson, rapporteur général du Budget, déplore l’incapacité de l’Etat « à se départir d’une volonté de tout brider ».

Le

conseil des barreaux
7min

Institutions

Réforme de la justice criminelle et « plaider-coupable » : « Ce n’est pas ce que j’appelle une justice de qualité », réagit la présidente du Conseil national des barreaux

ENTRETIEN – Les avocats prévoient une mobilisation à Paris, le 13 avril prochain, pour le coup d’envoi de l’examen au Sénat de la réforme de la procédure pénale. Ce texte, qui élargit la reconnaissance préalable de culpabilité aux affaires criminelles, se heurte à l’hostilité de la profession. Explications avec Julie Couturier, la présidente du Conseil national des barreaux.

Le

Etienne Marcel
4min

Institutions

Municipales 2026 : savez-vous comment est née la fonction de maire ?

Le rôle et le mode d’élection du maire ont été définis par la loi du 5 avril 1884. Mais les origines de la fonction sont bien plus anciennes. En marge des municipales, retour sur l’histoire d’une figure locale, à laquelle les électeurs restent très attachés.

Le