Accord sur la libération d’otages : « Une bonne nouvelle, même si les drames ne sont pas terminés », souligne Patrick Kanner

Le président du groupe PS du Sénat voit dans cet accord « une première étape ». Patrick Kanner sera « présent », aux côtés de Gérard Larcher, lors d’un déplacement prévu « en décembre » en Israël et dans les Territoires palestiniens.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Israël et le Hamas ont annoncé ce mercredi la conclusion d’un accord prévoyant la libération de 50 otages retenus dans la bande de Gaza, en échange de prisonniers palestiniens et d’une trêve de quatre jours dans le territoire palestinien. La nouvelle est évidemment bien accueillie.

« Manifestement, il y a eu accord entre le Hamas et le gouvernement israélien conclu cette nuit. 50 otages israéliens, dont j’espère des binationaux Français. On ne sait pas, au moment où on parle, je crois qu’on ne le saura que demain matin, quand il y aura vraiment la libération », a réagi en marge des questions d’actualité au gouvernement le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner, qui salue « une bonne nouvelle, prenons-là comme cela, même si nous savons que les drames ne sont pas encore totalement terminés ». Le sénateur PS du Nord y voit « une première étape ».

Alors que le sénateur LR Roger Karoutchi, président du groupe d’amitié France-Israël, a annoncé « un déplacement de prévu avec le président du Sénat, un peu avant Noël, en Israël et dans les Territoires palestiniens », Patrick Kanner affirme qu’il sera « présent dans ce voyage prévu fin décembre ». « Je suis très heureux de m’y associer », ajoute l’ancien ministre.

« La prise d’otage, c’est un crime de guerre »

Présent mardi soir lors de la projection, au Sénat, des images de l’attaque du Hamas, il explique avoir « vu des scènes absolument indicibles ». Patrick Kanner a aussi participé à l’opération de parrainage nommée « 1 parlementaire, 1 otage », qui a eu lieu ce mercredi, sur le perron du Sénat. Patrick Kanner y voit « un symbole ».

« La prise d’otage, c’est un crime de guerre. Le Hamas a commis un crime de guerre, y compris vis-à-vis de bébés de quelques mois. Cela est absolument indigne, insupportable. Et c’est bien de rappeler qu’il y a des femmes, des hommes, des enfants qui souffrent dans les tunnels du Hamas à Gaza », souligne Patrick Kanner, qui espère aussi « que cette période intense de guerre soit, non pas derrière nous, car je pense qu’Israël veut éradiquer le Hamas, […] mais que les populations civiles arrêtent de souffrir comme elles souffrent aujourd’hui ».

Partager cet article

Dans la même thématique

President Trump Hosts Team USA Olympians at White House
4min

International

États-Unis : « Cette guerre en Iran sera le moment où les historiens dateront la fin de l'ère américaine »

Alors qu'Israël a modifié unilatéralement le plan de paix pour Gaza et que l’accord sur le détroit Ormuz n'a pas impliqué les États-Unis, la question de l’influence réelle de Donald Trump sur la situation au Moyen-Orient revient avec insistance. Décryptage de ce recul de l’influence américaine avec Romuald Sciora, chercheur associé et directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l’IRIS.

Le

The party officially nominates Flavio Bolsonaro as its candidate for president of the republic in the 2026 elections.
10min

International

Élection présidentielle au Brésil : « Flávio Bolsonaro reste, à mon sens, un candidat relativement faible » 

Alors que le premier tour de l’élection présidentielle au Brésil se tiendra le 4 octobre, un duel entre le président sortant, Lula, et Flavio Bolsonaro, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, se dessine. Entre le camp progressiste et une extrême-droite décomplexée, le duel s’annonce disputé et le résultat pourrait être contesté. Décryptage des enjeux de la campagne et du scrutin avec Thomas Zicman de Barros, chercheur associé au CEVIPOF et spécialiste du Brésil.

Le

Trump
5min

International

Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump assure que les négociations reprennent, l’Iran dément

Le président des Etats-Unis a assuré que des négociations étaient en cours avec l’Iran. Une information démentie par la République islamique. Malgré cela, le prix du baril de pétrole a reculé après ces annonces.Pour Donald Trump, l’obtention d’un succès diplomatique pourrait s’avérer cruciale dans la perspective des élections de mi-mandat.

Le