Attaque du Hamas : au Sénat, Gérard Larcher rend hommage aux victimes israéliennes et parle de « crimes contre l’humanité »

Juste avant les questions au gouvernement, le Sénat a procédé à une minute de silence en solidarité avec les victimes des attaques terroristes du Hamas, survenues le 7 octobre, en Israël.
Hugo Ruaud

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le moment était solennel. En hommage aux victimes des terroristes du Hamas, les sénateurs ont observé une minute de silence, mercredi 11 octobre, après un discours du président du Sénat, Gérard Larcher, en présence de l’ambassadeur d’Israël. « Il y aura un avant, et un après 7 octobre 2023 », a déclaré le sénateur des Yvelines, dressant un parallèle entre les drames survenus samedi en Israël et les attentats qui ont touché les Etats-Unis le 11 septembre 2001, et la France, le 13 novembre 2015 : « les rues de Paris parcourues par les terroristes s’apparentent étrangement aux rues et routes des villes et de certains kibboutz, aujourd’hui en deuil ».

Gérard Larcher s’est adressé aux sénateurs en exhortant son audience à « se rappeler » la solidarité dont avait fait preuve Israël lorsque la France avait été touchée par les attentats. « « Le Président de la Knesset avait écrit : « La France blessée fait saigner le cœur d’Israël »», s’est souvenu le troisième personnage de l’Etat. « Puisse la France aujourd’hui être la plus fervente aux côtés des Israéliens », a-t-il ajouté.

 

« Crimes contre l’humanité »

 

Mais à la différence des attentats qui avaient atteint la France, Gérard Larcher a souligné qu’en Israël, « c’est toute une armée terroriste qui a déferlé, puissante, organisée, soutenue par des pays étrangers, donnant à cette attaque une ampleur inédite ». Et le président du Sénat d’employer des mots forts : « Les massacres commis dans les kibboutz de Beeri et Kfar Aza ont un nom : des crimes contre l’Humanité ». Gérard Larcher fait référence à deux petits villages, où journalistes internationaux et soldats israéliens ont découvert des familles entières assassinées. « En cet instant, il convient de penser aux victimes israéliennes et à celles d’autres nationalités – notamment à nos compatriotes, à leurs familles et à leurs proches, à ceux qui aujourd’hui encore sont portés disparus ou qui, enlevés, ont été violentés et pris en otage », a ajouté Gérard Larcher, avant d’exiger « la libération immédiate et sans condition de tous les otages ».

Lors de son attaque, le Hamas a en effet revendiqué avoir pris plus d’une centaine d’Israéliens en otage, qu’ils menacent d’éliminer si la riposte d’Israël est trop sévère à leur goût. « Ceux qui les détiennent seront tenus responsables de leur vie », a prévenu Gérard Larcher, avant d’inviter les sénateurs à respecter une minute de silence.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Guerre en Iran : le coût vertigineux des opérations militaires américaines
8min

International

Guerre en Iran : le coût vertigineux des opérations militaires américaines

Les premiers jours de l’offensive militaire des États-Unis contre l’Iran ont d’ores-et-déjà coûté potentiellement plus de 10 milliards de dollars, selon plusieurs estimations. Le conflit, marqué par un rythme effréné de frappes et d’interceptions, risque de coûter très cher au Pentagone.

Le

Attaque du Hamas : au Sénat, Gérard Larcher rend hommage aux victimes israéliennes et parle de « crimes contre l’humanité »
4min

International

Mojtaba Khamenei désigné guide suprême : « C’est la certitude que le conflit va durer »

Neuf jours après le décès sous les bombardements israélo-américains du guide suprême Ali Khamenei, resté au pouvoir durant presque quatre décennies en Iran, son fils Mojtaba Khamenei a été choisi pour lui succéder. Désigné par l’Assemblée des experts, le collège du clergé chiite, cette succession n’est pas une surprise et laisse entrevoir la continuité du régime des Gardiens de la Révolution, toujours forts malgré la mort de son chef au premier jour de la guerre.

Le

Liban : Official visit of Emmanuel Macron in Beirout
10min

International

Guerre au Moyen-Orient : entre la France et le Liban, huit siècles d’une relation très particulière

Alors que le Liban se retrouve touché de plein fouet par l’embrasement militaire au Moyen-Orient, Emmanuel Macron réaffirme le soutien de Paris à Beyrouth. De la promesse de protection de Saint-Louis aux crises contemporaines, la France et le Pays du Cèdre ont toujours entretenu une relation particulière, marquée par une histoire commune, et d’intenses échanges diplomatiques et culturels.

Le