Hommage aux victimes de l'attentat de Bondi Beach, à Sydney - AP Photo/Mark Baker

Attentat antisémite à Sydney : ce que l’on sait au lendemain de l’attaque

Deux hommes ont ouvert le feu dimanche soir sur la plage australienne de Bondi, où se tenaient des célébrations pour la fête juive de Hanouka. Le bilan est, pour l’heure, de 15 morts et plus de 40 blessés.
Rédaction Public Sénat

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L’Australie est en deuil, ses drapeaux en berne, au lendemain d’une attaque terroriste sur une plage de Sydney, ayant ciblé un rassemblement juif célébrant Hanouka, la fête des « lumières ». Les premiers coups de feu ont été signalés aux alentours de 18 heures 45 (soit 7 heures 45 en France). Les suspects, un père et son fils, prénommés Sajid et Naveed Akram, ont tiré à au moins 40 reprises sur la foule, pendant une dizaine de minutes. Le premier, âgé de 50 ans, a été abattu par des tirs policiers, tandis que le second, blessé, est actuellement hospitalisé dans un état critique.

Citoyen australien de naissance, Naveed Akram était déjà soupçonné d’être lié à un membre du groupe État islamique, arrêté en 2019 et condamné pour avoir prémédité un acte terroriste en Australie. Son père, arrivé sur le territoire australien en 1998, avait obtenu un visa en 2001. Ce dernier était titulaire d’un permis pour six armes à feu, toutes utilisées lors de l’attaque de dimanche, d’après les autorités.

Selon le dernier décompte de la police, les assaillants ont tué 15 personnes, âgés de dix à 87 ans. Parmi les victimes, se trouve un ingénieur informatique français âgé de 27 ans, Dan Elkayam, a rapporté le ministère des Affaires étrangères français. Un quarantenaire, Ahmed al Ahmed, est par ailleurs parvenu à désarmer l’un des tireurs. Un acte héroïque salué tant par le Premier ministre australien Anthony Albanese que par Donald Trump, et largement relayé dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux.

Un attentat « terroriste » et « antisémite » dénoncé à l’international

La police et les autorités australiennes ont rapidement qualifié cet attentat de « terroriste », avant que le Premier ministre Anthony Albanese ne dénonce, ce lundi, un « acte purement maléfique, antisémite et terroriste ».

De part et d’autre du globe, les réactions des dirigeants mondiaux se sont multipliées. Le chef d’État américain Donald Trump a qualifié l’attaque de « terrible » et « purement antisémite ». Du côté de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a assuré que « l’Europe se tenait aux côtés de l’Australie et des communautés juives partout dans le monde ». En Israël, le président Isaac Herzog a condamné une « attaque très cruelle contre des juifs » commise par « d’ignobles terroristes », et son Premier ministre Benyamin Netanyahu de fustiger un « cancer qui se propage lorsque les dirigeants restent silencieux et n’agissent pas ».

Renforcement de la sécurité autour des lieux de culte en France

En France, Emmanuel Macron a fait part de sa solidarité et le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a demandé aux préfets de « renforcer la présence » des forces de l’ordre autour des lieux de culte juifs, justifiant cette décision par « la prégnance de la menace terroriste qui continue de peser sur notre pays » et « la persistance des tensions au plan international ». Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé ce matin l’ouverture d’une enquête pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste », après l’annonce du décès du ressortissant français, Dan Elkayam. Dans un communiqué, le PNAT a précisé que « le principal objectif poursuivi par cette enquête est de permettre aux victimes et à leurs proches qui résideraient en France d’avoir accès aux informations relatives à l’avancement des investigations conduites par les autorités judiciaires françaises et australiennes et, d’autre part, de fournir un support, un appui, ou une expertise technique aux autorités judiciaires australiennes ».

(Avec AFP)

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