France Niger Coup
FILE - Nigeriens participate in a march called by supporters of coup leader Gen. Abdourahmane Tchiani in Niamey, Niger, Sunday, July 30, 2023. The French Foreign Ministry says Tuesday, Aug.1, 2023 France is planning an imminent evacuation of people seeking to leave Niger after the coup last week in the former French colony. Poster reads: Down with France, long live Putin." (AP Photo/Sam Mednick, File)/PAR101/23213262178103/JULY 30 2023 FILE PHOTO/2308010920

Coup d’Etat au Niger : Gérard Larcher dénonce les « menaces à l’encontre des Français et de la France »

Alors que les évacuations de ressortissants français au Niger se poursuivent mercredi 2 août, Gérard Larcher le président du Sénat critique vivement « les discours de haine à l’encontre de la France » et apporte son soutien au président élu Mohamed Bazoum.
Rédaction Public Sénat

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Une semaine après le coup d’Etat militaire menée par le général Tchiani au Niger, la France et l’Italie évacuent pour la deuxième journée de suite les civils français et internationaux du pays d’Afrique de l’ouest. Les opérations d’évacuation aériennes ont commencé hier. La France espère avoir rapatrié tous ceux qui le souhaitaient aujourd’hui. Deux avions se sont déjà posés à l’aéroport de Paris Roissy Charles de Gaulle depuis mardi 1er août. A leurs bords se trouvaient des centaines de ressortissants de plusieurs pays de tous les continents. Catherine Colonna, la ministre des Affaires Étrangères, affirme que 600 ressortissants français sur les 1 200 présents au Niger ont souhaité rentrer.

La situation nigérienne a fait l’objet d’une réaction de Gérard Larcher, Président Les Républicains (LR) du Sénat. Dans un communiqué publié mardi 2 août, il exprime « sa solidarité envers les Français contraints de quitter le Niger pour assurer leur sécurité ». Il dénonce aussi les manifestations qui ont eu lieu en soutien aux putschistes à Niamey et lors desquelles des slogans anti-français ont été prononcés : « Les intimidations, les menaces et le discours de haine à l’encontre des Français et de la France proférés lors de manifestations organisées, instrumentalisées par des pays étrangers, en particulier la Russie, ne sont pas acceptables », affirme Gérard Larcher.

Si les civils sont rapatriés en France, l’état-major des armées explique que celui des 1 500 militaires français n’est « pas à l’ordre du jour ». Le président du Sénat s’est également adressé à eux : « Je tiens à rendre hommage au sang-froid de nos militaires présents au Niger et confrontés à cette situation si délicate, alors qu’ils continuent leurs actions de lutte contre les terroristes au profit de tous les Nigériens. »

Dans ce même communiqué de la présidence du Sénat, Gérard Larcher apporte « son soutien au Président démocratiquement élu, le Président Bazoum, dont la libération immédiate et inconditionnelle est une nécessité ». Une délégation de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) est d’ailleurs en ce moment à Niamey pour négocier avec les putschistes. Une réunion des Etats membres de l’organisation se tient également de ce mercredi à vendredi à Abuja au Nigeria sur le sujet.

Gérard Larcher rappelle par ailleurs les prises de position du Sénat sur la politique étrangère de la France en Afrique exprimées lors d’un débat organisé le 6 juin. « Le Sénat avait souligné les fragilités de certaines orientations prises depuis 2017, dans un contexte qui a déjà vu notre repli forcé du Mali et du Burkina Faso, et la nécessité de soutenir nos alliés pour renforcer notre crédibilité. […] Le Niger n’a pas vocation à devenir un nouveau Mali ou Burkina Faso », conclut-il.

(Avec AFP)

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