Défense : « Il n’y a aucune vente d’armes françaises à Israël, il faut cesser cette désinformation », affirme Sébastien Lecornu

Interrogé par le sénateur écologiste Guy Benarroche sur le sujet des ventes d’armes, le ministre des Armées a annoncé qu’il allait transmettre « dès maintenant » au Parlement un document classé « diffusion restreinte » avec « la liste exacte des livraisons des composants » servant à la fabrication d’armes à Israël, en 2024.
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Alors que des dockers du port de Marseille ont refusé de charger, le 4 juin dernier, des conteneurs à destination d’Israël contenant des pièces pour fusils-mitrailleurs, suite à des révélations de Disclose, le sénateur Les Ecologistes des Bouches-du-Rhône, Guy Benarroche, a interrogé le ministre des Armées sur les ventes d’armes à l’Etat hébreu, lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat, ce mercredi. « Quoique vous répétiez, vous ne pouvez pas affirmer qu’elles ne participent pas aux massacres en cours (à Gaza) », a lancé le sénateur, appelant à « arrêter l’exportation d’armes vers Israël ».

Un sujet sur lequel le ministre s’inscrit en faux. « Cette désinformation entretenue perpétuellement sur les ventes d’armes présumées de la France à Israël. Je le redis et répète : il n’y a aucune vente d’armes françaises à Israël. Il faut cesser cette désinformation », répond Sébastien Lecornu.

« Des armes strictement défensives »

Outre le fait qu’« Israël est un grand concurrent » de la France en matière de vente d’armes, il souligne, et reconnaît, que sont vendus « des composants utilisés dans le cadre du dôme de fer, système de défense sol-air. Et nous l’assumons (pour) ces armes, strictement défensives ». Il y a aussi « des pièces détachées à des fins de réexportation dont souvent la France est le pays destinataire final ».

Pour tenter de clore la polémique, Sébastien Lecornu annonce qu’il va « remettre un document « diffusion restreinte » aux présidents des deux commissions pour la défense du Sénat et de l’Assemblée, avec la liste exacte des livraisons de ces composants pour 2024, que nous aurions dû remettre au Parlement en septembre prochain. Je le transmets dès maintenant, sous l’autorité de François Bayrou, pour faire cesser cette désinformation qui nuit à l’intérêt général et du pays ».

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