Election présidentielle américaine : « Kamala Harris n’arrive pas à faire rêver les électeurs, c’est mauvais signe »

Ce lundi, Bertrand Badie, professeur à Sciences Po spécialiste en relations internationales était l’invité de la matinale de Public Sénat. Le 5 novembre, Kamala Harris ou Donald Trump deviendra le ou la 47e président(e) des Etats-Unis. Les deux candidats sont au coude-à-coude dans les sondages, mais pour Bertrand Badie, la démocrate « n’arrive pas à faire rêver ses électeurs » contrairement à son opposant républicain.
Camille Gasnier

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Les deux candidats à l’élection présidentielle américaine affrontent leurs derniers jours de campagne. Kamala Harris sillonne la Pennsylvanie, tandis que Donald Trump était en meeting hier à New York au Madison Square Garden, meeting au cours duquel plusieurs propos racistes ont été prononcés.

Pour Bertrand Badie l’élection présidentielle américaine est une « entreprise de marketing électoral » dont l’objectif est de « faire rêver les électeurs ». Or, dans ce contexte, pour Bertrand Badie, ce qui constitue une lacune chez Kamala Harris est une qualité chez Donald Trump : « Ce m’inquiète chez Kamala Harris, c’est le vide programmatique […], elle n’arrive pas à faire rêver les électeurs, c’est mauvais signe ». Si le candidat républicain « dit ce qu’une très grosse minorité de l’électorat veut à tout prix entendre », Kamala Harris « est dans une sorte de stratégie qui est plus de la tactique que de la stratégie » en se concentrant sur les swing states.

Or, le spécialiste en relations internationales observe qu’« une élection se gagne à la marge, et particulièrement aux Etats Unis vu le mode de scrutin, mais cela se gagne en faisant rêver les électeurs. ». Une méthode qui a déjà montré ses résultats : « C’est comme cela qu’Obama, Trump ou Reagan avaient gagné ».

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