Frappes israéliennes en Iran : la France appelle toutes les parties « à la retenue et à éviter toute escalade »
Dans un communiqué, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot souligne que la France « suit avec la plus grande attention l’évolution de la situation au Moyen-Orient ». Il appelle à la mobilisation de « toutes les voies diplomatiques » pour « désamorcer les tensions ».
Les réactions s’enchaînent dans les différentes chancelleries du monde, après les frappes militaires menées cette nuit par l’armée israélienne contre des sites militaires et nucléaires iraniens. Dans un communiqué publié sur le réseau X, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot indique que « la France suit avec la plus grande attention l’évolution de la situation au Moyen-Orient, en étroite coordination avec ses partenaires ». « Nous appelons toutes les parties à la retenue et à éviter toute escalade susceptible de compromettre la stabilité régionale », a ajouté le chef de la diplomatie.
Le ministre précise que la « priorité » française est « la sécurité de nos ressortissants et de nos intérêts » et que le pays adaptera sa « posture en conséquence ».
Rappelant que Paris a exprimé ses « vives préoccupations » à plusieurs reprises concernant le programme nucléaire iranien, la diplomatie française réaffirme dans son communiqué le « droit d’Israël à se défendre contre toute attaque ». « Il est essentiel que toutes les voies diplomatiques soient mobilisées pour désamorcer les tensions. La France est pleinement engagée pour y contribuer », appelle également le Quai d’Orsay.
La guerre économique monte d’un cran. Ce lundi, lors d’une conférence de presse à Washington, le ministre des Finances américain Scott Bessent a présenté un nouveau train de sanctions contre l’Iran. Celles-ci, dites « secondaires », visent désormais les partenaires économiques du régime islamique, et portent sur l’or, la technologie, les actifs numériques, l’aviation et le transport maritime. Pour Public Sénat, Azadeh Kian, professeure émérite de sociologie à l’université Paris Cité et autrice de « Rethinking Gender, Ethnicity and Religion in Iran » (Bloomsbury, 2025), analyse les conséquences potentielles de ces sanctions sur la société iranienne.
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