Guerre en Iran : l’ambassadeur d’Israël en France évoque « un niveau de crise très difficile à gérer » entre les deux pays 

Invité de la matinale de Public Sénat, l’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka, est revenu sur la guerre contre l’Iran. Ce dernier se montre pessimiste sur la possibilité de conclure un cessez-le-feu. Par ailleurs, le diplomate évoque la proposition française de médiation au Liban et pointe la dégradation des relations avec les dirigeants français.
Henri Clavier

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« Le pays entier pourrait être détruit en une seule nuit » a déclaré Donald Trump dans la nuit du lundi au mardi 7 avril qui a repoussé son ultimatum jusqu’à mardi 20 heures. En l’absence d’un cessez-le-feu qui pourrait être conclu grâce à l’intermédiaire du Pakistan, le président des Etats-Unis menace de cibler massivement les ponts ainsi que les infrastructures énergétiques iraniennes. Dimanche, Donald Trump a exhorté l’Iran à ouvrir le détroit d’Ormuz en publiant un message sur son réseau Truth social en employant un ton inhabituel pour un chef d’État. Les autorités iraniennes ont déploré « la rhétorique grossière et arrogante » de Donald Trump assurant que celle-ci n’aurait pas d’effet sur ses opérations. 

« Il est temps que les chefs d’Etat s’expriment de façon claire » 

Dans ce contexte, l’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka, anticipe une intensification des frappes contre l’Iran. « Nous comptons investir beaucoup plus que ce qui est déjà investi dans les opérations militaires. Pour terminer toutes les cibles militaires […] il nous faudrait encore deux semaines », explique ce dernier qui assure que les Etats-Unis et Israël continueront à mener conjointement leurs opérations contre l’Iran. A ce titre, Joshua Zarka n’a pas voulu condamner les propos de Donald Trump jugeant au contraire qu’il « est temps que les chefs d’Etat s’expriment de façon claire ». 

Alors que l’ambassadeur croit encore en la possibilité de faire chuter le régime iranien, il considère que « le régime iranien, aujourd’hui, n’est pas capable de dire oui à une solution diplomatique ». 

La guerre au Liban se poursuivra « jusqu’à ce que le Hezbollah arrête de tirer sur Israël » 

Au Liban, où l’armée israélienne s’est engagée dans une vaste opération militaire pour neutraliser les capacités militaires du Hezbollah, Joshua Zarka assure qu’Israël poursuivra son action « jusqu’à ce que le Hezbollah arrête de tirer sur Israël ». Alors que la France avait proposé une offre de médiation entre Israël et le Liban, le représentant israélien en France semble écarter l’idée d’une issue favorable de cette offre. Selon le diplomate, cette médiation est vouée à l’échec à cause de la « position en grande partie critique de la France envers Israël » et évoque « un niveau de crise très difficile à gérer » entre les deux pays. 

Pour Joshua Zarka, cette tension n’est pas liée à la reconnaissance de l’État de Palestine par la France en septembre dernier mais à une « longue liste de décisions qui ont été prises ».Surtout, le diplomate reproche à la France de ne pas avoir soutenu la logistique de guerre des Etats-Unis et d’Israël en refusant d’autoriser le survol de son espace aérien par les Etats-Unis dans le cadre de la guerre contre l’Iran.

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