Russia Ukraine War
A man mourns at the Memorial Wall of Fallen Defenders of Ukraine in Russian-Ukrainian War in Kyiv, Ukraine, Monday, Feb. 24, 2025. (AP Photo/Andrew Kravchenko)/XEL130/25055505070649//2502241510

Guerre en Ukraine : 78 % des Français restent opposés à une implication directe dans le conflit

Malgré le désengagement américain en Ukraine, les Français, à une très large majorité, ne souhaitent pas que l’armée française s’implique sur le terrain, selon un sondage Odoxa réalisé par Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale. Par ailleurs, ils sont 72% à redouter le déclenchement d’une nouvelle guerre en Europe dans les années à venir.
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Trois ans après le début de la guerre en Ukraine, et alors que des négociations de paix pourraient prochainement s’engager entre Donald Trump et Vladimir Poutine, les Français restent très majoritairement opposés à l’idée d’une intervention militaire sur le terrain. Ils sont 78 % à refuser que des soldats français se battent aux côtés des Ukrainiens. À moins qu’il ne s’agisse de faire respecter un éventuel accord de paix, dans ce cas 55 % s’expriment en faveur d’une intervention de l’armée française en Ukraine. Seuls les sympathisants du Rassemblement national sont majoritairement contre, à 58 % selon un sondage Odoxa réalisé par Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale.

« Les sondages, depuis trois ans, montrent un soutien de nos concitoyens à une assistance matérielle et humanitaire ainsi qu’à l’accueil des réfugiés – position qui a tendance à se renforcer depuis les déclarations américaines – mais ils se sont toujours opposés à cette implication directe de la France dans le conflit. Pour le moment, le retrait du soutien de Trump à Kiev n’encourage pas les Français à s’engager dans une confrontation directe avec Poutine », explique Céline Bracq, la directrice générale d’Odoxa.

intervention militaire en Ukraine NON
ukraine proximité partisane

Un débat sans vote sur la guerre en Ukraine est prévu le 3 mars à l’Assemblée nationale, et le lendemain au Sénat. Le 19 février, à l’occasion de la séance des questions d’actualité au gouvernement au Palais Bourbon, le Premier ministre François Bayrou a évoqué un « contexte des années 1930 » et la possibilité d’un retour de la guerre sur le sol européen pour la première fois depuis la Seconde guerre mondiale, si l’on fait exception des guerres de Yougoslavie.

72 % des personnes sondées partagent cette opinion et estiment qu’un nouveau conflit militaire pourrait se produire sur le sol européen dans les années à venir.

un conflit dans le futur

La volatilité de Donald Trump

Ce lundi 24 février, Emmanuel Macron s’est envolé pour Washington, où il espère convaincre Donald Trump de faire entrer les Européens à la table des négociations alors que le président américain a annoncé vouloir discuter directement avec Vladimir Poutine. 60 % des Français se disent inquiets de ces négociations, estimant que l’accord qui pourrait en découler risque de défavoriser Kiev et le reste de l’Europe. « Seuls les sympathisants des partis radicaux – les plus ambigus sur la guerre Russie Ukraine – se montrent partagés sur cette question entre crainte et espoir. 48 % d’espoir versus 52 % de crainte chez LFI, 50 % d’espoir versus 49 % de crainte au RN », observe Céline Bracq.

Donald Trump, qui avait promis durant sa campagne présidentielle de régler la fin du conflit « avant même son investiture », semble désormais vouloir évincer Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, qu’il a qualifié de « dictateur sans élection ». Ce dernier a fait savoir dimanche 23 février qu’il était prêt à quitter la présidence ukrainienne « immédiatement » contre l’adhésion de son pays à l’Otan, une garantie de sécurité contre une nouvelle agression.

* Méthodologie

L’enquête a été réalisée les 19 et 20 février 2025, sur Internet, auprès d’un échantillon de 1 005 Français, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Chaque sondage présente une incertitude statistique que l’on appelle marge d’erreur. La marge d’erreur dépend de la taille de l’échantillon ainsi que du pourcentage observé. Par exemple, dans un échantillon de 1 000 personnes, si le pourcentage observé est de 20 % ou de 80 %, la marge d’erreur est égale à 2,5 points : le pourcentage réel est donc compris dans un intervalle entre 17,5 % et 22,5 %, ou entre 77,5 % et 82,5 %.

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