Russia Ukraine War
Ukrainian servicemen of the 28th Separate Mechanised Brigade fires a 122mm mortar towards Russian positions at the front line, near Bakhmut, Donetsk region, Ukraine, Sunday, March 3, 2024. (AP Photo/Efrem Lukatsky)/XEL107/24063533687728//2403031746

Guerre en Ukraine : le débat sur le soutien de la France à Kiev aura lieu le mercredi 13 mars au Sénat

Annoncé par l’Elysée le mardi 27 février dernier le lendemain des propos polémiques d’Emmanuel Macron qui avait évoqué la possibilité de l’envoi de troupes sur le sol ukrainien, le débat sur le soutien de la France au régime ukrainien se tiendra finalement le 12 mars à l’Assemblée nationale et le 13 mars au Sénat.
Alexis Graillot

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Un débat attendu dans un contexte particulier. Après la sortie du président de la République qui avait affirmé que « rien ne doit être exclu » à la sortie d’une conférence internationale sur le soutien à l’Ukraine, les réactions politiques et internationales s’étaient multipliées pour s’opposer à une intervention militaire directe sur le sol ukrainien.

Le lendemain, l’Elysée réagissait dans un communiqué : « Le président de la République a demandé au gouvernement de faire devant le Parlement une déclaration relative à l’accord bilatéral de sécurité conclu avec l’Ukraine le 16 février 2024 et à la situation en Ukraine, suivie d’un débat et d’un vote ». Ce vote aura finalement lieu la semaine prochaine dans les deux hémicycles après les séances de questions au gouvernement. Un exercice inédit depuis juin 2021 où les parlementaires avaient alors été invités à se prononcer sur les engagements pris par le gouvernement en matière de programmation militaire.

Les chefs de parti convoqués à l’Elysée jeudi

Deux ans après le début de conflit, la situation en Ukraine s’enlise. Fatigue, usure, lassitude, minent les troupes ukrainiennes qui font face à un manque cruel d’armes et de troupes. Malgré la contre-offensive ukrainienne menée depuis le printemps 2023, la défaite non rédhibitoire mais symbolique des soldats de Kiev à Avdiika, n’a rien arrangé. « Il est vrai que c’est difficile psychologiquement d’encaisser une défaite », reconnaissait dans nos colonnes le général Dominique Trinquand, le 23 février dernier.

Dans ce contexte, le président de la République a multiplié les interventions sur le conflit et annoncé dans la foulée de ses propos controversés, une rencontre ce jeudi 7 mars à 10h30 avec les chefs de parti, dans un format similaire à celui des rencontres de Saint-Denis, survenues en novembre dernier.

 

Pas de « logique d’escalade »

Actuellement en visite à Prague, le Président de la République a tenu à clarifier ses propos dans un quotidien local affirmant « réfléchir à tout ce qu’il est possible de faire pour soutenir l’Ukraine ». « Nous ne sommes pas en guerre contre le peuple russe et nous refusons d’entrer dans une logique d’escalade » affirme le chef de l’Etat. Des propos qui devraient rassurer ses partenaires internationaux ainsi que certains parlementaires sceptiques quant à la position d’Emmanuel Macron.

La semaine dernière, sur le plateau de Public Sénat, le président de la chambre haute, Gérard Larcher, s’était ému de l’absence de concertation avec le Parlement : « Il y a un changement d’attitude annoncé par le président de la République, cela ne peut pas se faire dans le dos du Parlement », avait alors réagi le troisième personnage de l’Etat. « Je rappelle que l’on ne peut pas faire de déclaration de guerre sans la soumettre au Parlement ! C’est une décision dont il devrait nous entretenir, avant même de l’annoncer. Là, le Parlement est incontournable, c’est dans la Constitution », a-t-il encore voulu rappeler.

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