Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine se prononce « pour » une trêve en Ukraine mais évoque des « questions importantes » à régler
Photo : Sofya Sandurskaya/TASS/Sipa USA/60143981/MB/2503131756

Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine se prononce « pour » une trêve en Ukraine, mais sous conditions

Vladimir Poutine a déclaré ce 13 mars que son pays était « pour » la trêve en Ukraine proposée par Washington, tout en prévenant qu'il restait des « questions importantes » à régler concernant sa mise en œuvre et qu'il faudrait « peut-être » en discuter avec Donald Trump.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Oui sur le principe, mais tout va dépendre des modalités exactes. Interrogé au cours d’une conférence de presse ce jeudi à Moscou, aux côtés de son allié biélorusse, le président russe s’est déclaré en faveur d’une trêve en Ukraine, tout en précisant qu’il subsiste des « questions importantes » à régler. « Nous sommes d’accord avec les propositions visant à mettre fin aux hostilités mais nous partons du principe que cette trêve doit conduire à une paix durable et s’attaquer aux causes profondes de cette crise », a notamment déclaré Vladimir Poutine.

Les États-Unis ont proposé une trêve de 30 jours en Ukraine, déjà acceptée par Kiev. L’émissaire américain Steve Witkoff la présente ce jeudi à la partie russe à Moscou.

« Nous devons en parler avec nos partenaires américains »

Parmi les points à éclaircir, le maître du Kremlin s’interroge sur l’établissement de ce cessez-le-feu et son respect. « Comment garantir qu’une telle situation ne se reproduise pas ? Comment le contrôle sera-t-il organisé ? […] Nous devons en parler avec nos partenaires américains, peut-être appeler le président Trump », a-t-il répondu.

Il se demande également comment ces 30 jours de trêve seraient « utilisés » : « Pour que la mobilisation forcée se poursuive en Ukraine, pour que des armes y soient livrées ? » a-t-il demandé. Avant la conférence de presse, le conseiller diplomatique à la présidence russe Iouri Ouchakov avait critiqué l’idée d’un cessez-le-feu, qui n’offrirait selon lui qu’un « répit temporaire aux militaires ukrainiens, rien de plus ».

Vladimir Poutine a jugé que les « prochaines étapes » vers une trêve dépendraient des succès de son armée dans la région russe de Koursk, d’où elles tentent de chasser les troupes ukrainiennes.

L’armée russe y avance rapidement et a revendiqué jeudi la reprise de la ville de Soudja, la principale conquête ukrainienne dans cette zone sur le sol russe. « Les troupes russes progressent dans pratiquement tous les secteurs de la ligne de contact », a affirmé Vladimir Poutine.

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Spain Sanchez Ceuta Parliament
4min

International

Crise des migrants à Ceuta : « Sanchez maintient sa ligne et veut éviter de partir dans une attaque frontale contre le Maroc »

Ce jeudi, devant les députés espagnols, à l’occasion d’un discours consacré à la crise migratoire, Pedro Sanchez a tenté de désamorcer la crise politique qui guette son gouvernement. Alors que des dizaines de milliers de personnes ont manifesté mercredi à Madrid et dans plusieurs villes espagnoles en solidarité avec Ceuta, le Premier ministre a défendu la gestion de son exécutif et tenté de reprendre la main sur un dossier devenu explosif à quelques mois des élections législatives.

Le

Un avion ukrainien Antonov à l’aéroport de Leipzig-Halle, le 25 août. Photo: Hendrik Schmidt/dpa
7min

International

Attentat à l’aéroport allemand de Leipzig : « Un cap a été franchi par la Russie, c’est une attaque militaire classique contre un pays de l’OTAN »

Le gouvernement allemand a décidé mardi de prendre des sanctions contre la Russie qu’elle accuse officiellement d’avoir organisé un attentat sur son sol. Début août, à l’aéroport de Leipzig, deux drones chargés d’explosifs ont été retrouvés à proximité d’avions ukrainiens.  « Un cap a été franchi », selon le spécialiste des questions de défense, Guillaume Ancel.

Le

Iran War
7min

International

Six mois de guerre contre l’Iran : « Je ne vois pas le régime islamique se fragiliser. Il est encore plus dictatorial et corrompu », estime Azadeh Kian

Six mois après les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février, la guerre n’a pas produit l’effondrement annoncé de la République islamique. Le conflit s’est au contraire régionalisé, puis internationalisé autour du détroit d’Ormuz. Pour Azadeh Kian, spécialiste de l’Iran, les Etats-Unis et Israël ont sous-estimé la capacité de résistance du régime.

Le