Jean-Claude Juncker : « Les exceptions aux accords de Schengen ne doivent pas devenir la règle » 

Cette semaine, Caroline de Camaret reçoit Jean-Claude Juncker, l’ancien président de la Commission europénne de 2014 à 2019. Alors que l'Allemagne ferme ses frontières pour six mois, Jean-Claude Juncker réagit sur le plateau d’Ici l’Europe.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Deux semaines après que le chancelier allemand Olaf Scholz ait décidé de fermer ses frontières pour une période de six mois, l’ancien président de la commission européenne de 2014 à 2019 Jean-Claude Juncker tranche « Je n’étais pas très heureux de voir le gouvernement allemand prendre cette décision ».

Déjà, lors de la pandémie du Covid en 2021, détaille-t-il l’Allemagne avait fermé ses frontières et « la police allemande était devenue visible avec les armes à la main, ce qui n’a pas beaucoup plu aux Luxembourgeois. Il y a, au Luxembourg, 200 000 frontaliers dont 50 000 travailleurs allemands. Nous sommes assez sensibles à ces mauvais comportements adoptés par le gouvernement allemand. »

Un risque de remise en cause des accords de Schengen

Pour l’ancien premier ministre démocrate -chrétien luxembourgeois de 1995 à 2013 « nous courons le risque que l’exception, c’est-à-dire l’accord de Schengen permettant de prévoir des contrôles aux frontières, deviennent la règle. Si nous ne prêtons pas attention à ce dérapage, viendra le jour où nous regretterons de ne pas avoir été suffisamment clairs envers ces gouvernements pour ce qu’ils ont pris des décisions qui ne reflètent pas l’esprit européen qui a présidé à la conclusion des accords de Schengen. »

Un commissaire italien issu de la droite radicale

Sur la vice-présidence du Parlement européen, briguée par Raffaele Fitto, issu du parti de droite radicale, Les frères d’Italie, Jean-Claude Juncker commente : « Je ne l’aurais pas fait. A lui de se sortir de cette ornière. »

Retrouvez l’intégralité de cette émission sur notre espace replay

Partager cet article

Dans la même thématique

New York : Bilateral between Trump and Macron
5min

International

ONU : la France affiche sa « volonté de rouvrir Ormuz », mais reste dépendante des négociations entre l’Iran et les Etats-Unis 

Alors que les leaders internationaux se succèdent à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, la France tente de faire avancer les efforts diplomatiques pour assurer la sécurité et la réouverture du détroit d’Ormuz. Une proposition qui reste conditionnée à la reprise des négociations entre les belligérants.

Le

Reaction to the elections in Mecklenburg-Vorpommern and Berlin
7min

International

En Allemagne, nouvelle poussée de l’AfD, la gauche radicale gagne Berlin et le chancelier Friedrich Merz vacille

Après sa victoire en Saxe-Anhalt, l’Alternative für Deutschland (AfD) confirme sa progression dans l’est du pays. Arrivée en tête en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, elle signe une nouvelle percée. À Berlin, c’est la gauche radicale Die Linke qui crée la surprise. Pour la CDU du chancelier Friedrich Merz, qui échoue pour la première fois depuis 1945 à entrer dans un Parlement régional, le revers est « historique ».

Le

Jean-Claude Juncker : « Les exceptions aux accords de Schengen ne doivent pas devenir la règle » 
5min

International

Accord UE-Canada : « Les Etats-Unis de Donald Trump ont montré qu’on ne peut pas compter sur eux », souligne cette eurodéputée espagnole

La proposition de faire du Canada un membre associé de l’Union européenne a marqué le discours sur l’Etat de l’Union de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, mercredi à Strasbourg. Un message fort envoyé à Donald Trump mais un statut juridique à inventer et à faire accepter par les 27. C’est le débat de la semaine dans Ici l’Europe, sur France 24, LCP et Public Sénat.

Le

La sélection de la rédaction