« La solution à deux États est la seule capable de garantir la stabilité et la sécurité dans notre région », estime la cheffe de mission palestinienne en France

Israël a lancé mardi 16 septembre une nouvelle offensive terrestre dans la bande de Gaza, suscitant les critiques de la communauté internationale. Alors que plusieurs pays occidentaux, dont la France, doivent reconnaître lundi un État de Palestine lors d’une conférence à New York, Hala Abou-Hassira, ambassadrice et cheffe de mission de la Palestine en France, attend aussi « des sanctions » contre Israël.
Théodore Azouze

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Une semaine cruciale au Proche-Orient. L’armée israélienne a lancé mardi 16 septembre une nouvelle offensive terrestre sur Gaza-ville, grande ville du nord de l’enclave palestinienne. Selon le gouvernement de Benyamin Netanyahou, l’objectif de cette intervention consiste à éradiquer le Hamas, initiateur des attaques terroristes meurtrières du 7 octobre 2023. « Au cours des deux derniers jours, l'[armée de l’Air] et les forces de l’artillerie ont frappé plus de 150 cibles terroristes à travers la ville de Gaza en soutien aux troupes manœuvrant dans la zone », a précisé l’armée dans un communiqué ce mercredi.

Pour Hala Abou-Hassira, ambassadrice et cheffe de mission de la Palestine en France, Israël a commencé avec cette opération « le dernier chapitre de son génocide ». « 2,2 millions d’habitants, des civils, se trouvent sans abri, sans lieu sûr où aller, sans médicaments, sans nourriture, sans eau, sans perspective et dans une totale insécurité », a décrit la diplomate, interrogée au micro de Public Sénat. Le Royaume-Uni, l’Union européenne et l’ONU ont notamment dénoncé cette intensification des manœuvres israéliennes dans la bande de Gaza.

Demande de « sanctions » contre Israël

« Il est de notre responsabilité – individuelle comme collective pour les États – d’agir immédiatement pour empêcher l’achèvement de ce génocide et l’extermination du peuple palestinien », poursuit Hala Abou-Hassira. Pour appuyer son propos, l’officielle mentionne les conclusions rendues mardi d’une commission d’enquête mandatée par l’ONU. Cet organe a accusé Israël de commettre un « génocide » à Gaza. Des accusations rejetées en bloc par le pouvoir israélien, évoquant un « rapport biaisé et mensonger ».

En parallèle de cette nouvelle étape militaire dans l’enclave palestinienne, plusieurs pays occidentaux, dont la France, s’apprêtent à reconnaître officiellement un État palestinien lundi, à l’occasion d’une conférence internationale sur la « solution à deux États » au siège de l’ONU, à New York (États-Unis). Coprésidée par Paris et Riyad, ce rendez-vous est « salué » par Hala Abou-Hassira. D’après elle, « cette reconnaissance serait un moment politique très fort ». « La solution à deux États est la seule solution capable de garantir la stabilité et la sécurité dans notre région et au-delà », insiste-t-elle.

Mais cette reconnaissance « doit être complétée et accompagnée par des actions concrètes et irréversibles », soutient Hala Abou-Hassira. Plusieurs « sanctions contre l’État d’Israël » sont demandées par la cheffe de mission palestinienne en France, comme « un embargo sur les armes » et « la rupture des relations politiques, diplomatiques, économiques et commerciales, jusqu’à ce que cet État (…) respecte le droit international ». 

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