Après l’enlèvement spectaculaire du président vénézuélien Nicolas Maduro, tous les yeux des Européens sont braqués sur le Groenland, que Donald Trump menace d’annexer.
Cette immense île arctique, aux ressources minières importantes, mais peu exploitées, n’est peuplée que de 57 000 habitants. Ancienne colonie danoise, le Groenland possède depuis 1979 le statut de communauté autonome constitutive du royaume du Danemark. L’île est dirigée par un gouvernement local qui dispose de nombreuses compétences : l’éducation, la santé, la politique sociale et le contrôle de ses ressources naturelles. Depuis 2009, la langue officielle est le Groenlandais (Kalaallisut).
Le Groenland reste néanmoins soumis à la Constitution et à la Cour suprême du royaume du Danemark. L’Etat danois conserve des prérogatives sur ce territoire en termes de défense, de sécurité et de politique internationale. Chaque année, Copenhague verse l’équivalent de 520 millions d’euros d’aide à ce territoire arctique.
Le Groenland, un territoire hors de l’Union européenne, mais pas complètement…
Comme le Danemark, le Groenland a rejoint en 1973 la Communauté économique européenne, aujourd’hui Union européenne. Mais en 1985, à la suite d’un référendum, les Groenlandais ont décidé de quitter ce club européen. Depuis 41 ans, l’île n’est donc plus un territoire européen, mais conserve de nombreux liens avec l’Union européenne, outre son appartenance au Danemark.
Le Groenland fait partie des 13 pays et territoires d’outre-mer européens (PTOM) parmi lesquels figurent notamment la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie.
Ces territoires sont associés à certaines politiques de l’UE pour le développement économique et social. Les produits importés de ces territoires au sein de l’Union européenne ne sont pas soumis à des droits de douane. Enfin, leurs habitants disposent de la citoyenneté européenne. Les Groenlandais ont donc un passeport de l’Union européenne.