Nargès Mohammadi donne des nouvelles « extrêmement inquiétantes » de Cécile Kohler, otage française en Iran
Auditionnée au Sénat, la militante iranienne Nargès Mohammadi a donné des nouvelles très préoccupantes de l’état de santé de Cécile Kohler, emprisonnée en Iran depuis 2022. Entendue la veille par les sénateurs, la sœur de Cécile Kohler avait déjà alerté sur ses conditions de détention.
Ce 23 janvier, Nargès Mohammadi était auditionnée au Sénat, depuis son domicile de Téhéran. Libérée temporairement de la prison d’Evin, pour des raisons de santé, la militante iranienne a partagé les mêmes conditions de détention que Cécile Kohler. Avec son compagnon Jacques Paris, l’enseignante française a été arrêtée en mai 2022 à Téhéran, elle est depuis maintenue à l’isolement dans la prison d’Evin. « Les personnes qui ont réussi à la croiser, à l’entrevoir, rapportent tous la même information. Elle est dans une situation extrêmement inquiétante, tant sur le plan physique que mental », alerte Nargès Mohammadi devant les parlementaires.
Noémie, la sœur de Cécile Kohler, entendue au Sénat ce 22 janvier, avait également témoigné des terribles conditions dans lesquelles elle est détenue. « Quand j’étais moi-même incarcérée au même endroit, j’avais accès ponctuellement à 20 minutes d’air libre. Vous êtes maintenu 24 heures sur 24 dans une toute petite cellule d’isolement, sans accès à l’extérieur », raconte Nargès Mohammadi.
Trois Français sont actuellement retenus en otage en Iran : comme Cécile Kohler et Jacques Paris, Olivier Grondeau est emprisonné par la République islamique depuis 2022.
En Cisjordanie occupée, les violences des colons israéliens s’intensifient contre la population palestinienne. Une montée des tensions alimentée par la campagne des élections législatives en Israël, et par le Premier ministre Netanyanhu et ses alliés d’extrême droite.
Le bilan de la crue dévastatrice qui a frappé mercredi le Népal et le Tibet ne cesse de s’alourdir. Alors que les causes exactes de la catastrophe restent encore à déterminer, Vincent Koulinski, hydrologue, docteur-ingénieur en géosciences et spécialiste des risques torrentiels, décrypte pour Public Sénat le scénario le plus probable et les mécanismes à l’origine de cette crue hors norme.
La guerre économique monte d’un cran. Ce lundi, lors d’une conférence de presse à Washington, le ministre des Finances américain Scott Bessent a présenté un nouveau train de sanctions contre l’Iran. Celles-ci, dites « secondaires », visent désormais les partenaires économiques du régime islamique, et portent sur l’or, la technologie, les actifs numériques, l’aviation et le transport maritime. Pour Public Sénat, Azadeh Kian, professeure émérite de sociologie à l’université Paris Cité et autrice de « Rethinking Gender, Ethnicity and Religion in Iran » (Bloomsbury, 2025), analyse les conséquences potentielles de ces sanctions sur la société iranienne.
Alors qu'Israël a modifié unilatéralement le plan de paix pour Gaza et que l’accord sur le détroit Ormuz n'a pas impliqué les États-Unis, la question de l’influence réelle de Donald Trump sur la situation au Moyen-Orient revient avec insistance. Décryptage de ce recul de l’influence américaine avec Romuald Sciora, chercheur associé et directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l’IRIS.