Otages français en Iran : « Il s’agit ici d’une première étape qui doit nous mener à leur libération définitive », précise Jean-Noël Barrot
Hier dans la soirée, le président Emmanuel Macron a annoncé la « libération » des otages français en Iran : Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus depuis mai 2022. S’ils sont bien sortis de prison, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a précisé que leur libération n’est pas définitive. Les deux ressortissants se trouvent actuellement dans l’ambassade de France en Iran.
« Quel soulagement », lance la sénatrice centriste Olivia Richard dans l’hémicycle du Sénat à l’occasion des questions d’actualité au gouvernement. « Après 1277 jours de captivité pour Cécile Kohler et Jacques Paris, j’adresse toute ma gratitude à l’ambassade de France en Iran et à tous ceux qui ont œuvré pour cette délivrance ». La libération des deux seuls otages français en Iran se faisait attendre depuis longtemps. Accusés d’espionnage par le régime iranien en 2022, les deux Français avaient écopé de lourdes peines, vingt ans et dix-sept ans de prison. Les deux ressortissants ont toujours clamé leur innocence.
« C’est l’aboutissement d’un travail diplomatique de longue haleine », reconnaît la sénatrice des Français établis hors de France et qui souhaite que cet événement puisse profiter à une reprise du dialogue entre Paris et Téhéran.
Dans sa réponse, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de France, Jean-Noël Barrot, a annoncé s’être entretenu avec les deux ressortissants et de leur avoir fait part de l’élan de solidarité qui s’est manifesté dans tout le pays tout au long de leur captivité. « Je leur ai transmis ma joie de les voir en bonne santé à leur sortie de prison, a-t-il déclaré. En retour, ils m’ont chargé de transmettre leur remerciement à tous ceux qui se sont mobilisés pour leur libération. »
Devant la joie de l’hémicycle et après une salve d’applaudissements, le ministre a tout de même rappelé que leur « calvaire » n’était pas encore terminé. « Il s’agit ici d’une première étape qui doit nous mener à leur libération définitive et à leur rémission totale. Mais je tiens à remercier l’ensemble du Parlement qui n’a pas baissé les bras ».
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