Security Council meeting and voting on resolution on Israel and Gaza conflict
Members of SC observe moment of silence for victims of terrorist attack in Moscow region of Russia before Security Council meeting and voting on resolution on Israel and Gaza conflict at UN Headquarters in New York. Resolution was put forward by elected members of Security Council. Resolution was adopted with one vote abstained (the USA). (Photo by Lev Radin/Pacific Press) - pacific.0029.JPG//PACIFICPRESS_xyz00005055_000024/Credit:Lev Radin/PACIFIC PRESS/SIPA/2403261426

Résolution de l’ONU pour un « cessez-le-feu immédiat » à Gaza : un premier texte difficile à mettre en place.

Malgré l’optimisme de la communauté internationale suite à l’adoption d’une première résolution des Nations unies pour un cessez-le-feu, aucun accord n’est en vue entre le Hamas et Israël.
Rédaction Public Sénat

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C’est une première après cinq mois et demi de conflit et plus de 30 000 morts : l’Organisation des Nations unies a adopté, lundi 25 mars, une résolution pour un « cessez-le-feu immédiat » dans la bande de Gaza pendant toute la durée du ramadan, ainsi que la libération de tous les otages retenus par le Hamas, devant aboutir à « un cessez-le-feu » durable. Réclamée depuis des semaines, cette résolution était jusqu’à présent bloquée par certains pays à l’ONU, à commencer par les Etats-Unis qui posaient leur véto jusqu’à présent – ils se sont cette fois abstenus – mais également la Russie, ou la Chine, qui s’y sont opposés dans les jours précédents. La décision a été saluée par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, sur X : « Cette résolution doit être mise en œuvre. Un échec serait impardonnable »

 

 

Une résolution saluée partout, conspuée par Israël

 

Le Hamas, mouvement islamiste à l’origine de l’attaque du 7 octobre qui a déclenché la riposte d’Israël, a salué la résolution et exprimé sa « volonté d’engager un processus d’échange » de prisonniers contre des otages, ainsi que celle « d’atteindre un cessez-le-feu permanent conduisant au retrait de toutes les forces » israéliennes du territoire. Un optimisme qui tranche avec son adversaire israélien. Par la voix de son ministre de la Défense, l’Etat hébreu a affirmé ne pas avoir « le droit moral d’arrêter la guerre tant qu’il y a des otages à Gaza ». Excédé par le choix américain de s’abstenir, Israël a annulé la visite d’une délégation à Washington. Mais ces derniers, principal allié d’Israël, l’assurent, cette abstention « ne représente pas un changement de cap », d’après le porte-parole de la Maison Blanche, qui se dit d’ailleurs « quelque peu surprise » de la colère d’Israël. Ailleurs dans le monde, toutes les ambassades et tous les chefs de l’Etat ont fait part de leur satisfaction de voir cette résolution adoptée, notamment parmi les pays concernés par le conflit. Ainsi, le Premier ministre libanais Najib Mikati a loué une « première étape du processus visant à mettre un terme à l’agression israélienne contre la bande de Gaza, sans précédent dans l’histoire moderne », tandis que le ministère égyptien des Affaires étrangères a salué un « premier pas important et nécessaire pour arrêter l’effusion de sang », tout en notant « le déséquilibre » de la résolution en raison de sa « durée limitée et les obligations qu’elle comporte ». Le Qatar, médiateur dans les pourparlers entre le Hamas et Israël, s’est félicité du vote de l’ONU et a appelé les deux parties à s’engager « de manière positive dans les négociations en cours ». Dépositaire de plusieurs recours ces derniers mois auprès de la Cour internationale de justice (CIJ), accusant notamment Israël de « génocide » à Gaza, l’Afrique du Sud s’est réjouie d’une résolution « bienvenue ». Côté européen, le chef de la diplomatie française, Stéphane Séjourné, a souhaité aller un peu plus loin, et « demande un cessez-le-feu durable et la libération immédiate et inconditionnelle de tous les otages ».

 

 

Les combats continuent

 

Mais malgré les pressions internationales croissantes, Etats-Unis compris, qui s’accumulent, Israël poursuit ses opérations militaires et les combats continuent. Les troupes israéliennes encerclaient mardi le complexe hospitalier al-Nasser dans la ville de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, selon le ministère de la Santé du mouvement islamiste palestinien Hamas et des témoins, rapporte l’AFP. Des dizaines de véhicules blindés et de chars ont entouré les lieux dans la matinée, selon des témoins qui font état de tirs. « L’armée assiège le complexe médical d’al-Nasser », a indiqué le ministère de la Santé du Hamas dans un communiqué, évoquant « des opérations violentes aux abords, en préparation d’un assaut contre le personnel médical, technique et administratif et contre les milliers de personnes déplacées encore présentes à l’intérieur ». Des mouvements de chars autour de ce complexe avaient déjà été signalés dimanche par le Croissant-Rouge palestinien.

 

Doha au centre du jeu

 

De fait, le « cessez-le-feu immédiat » ne pourra être effectif que lorsque les deux parties auront trouvé un accord. Raison pour laquelle, après plus de cinq mois de guerre, les Etats-Unis, le Qatar et l’Egypte, pays médiateurs, tentent d’arracher un accord pour une trêve et un échange d’otages contre des prisonniers palestiniens détenus par Israël. Le Qatar a affirmé mardi que les négociations entre le Hamas et Israël pour une trêve à Gaza ainsi qu’un échange d’otages et de prisonniers palestiniens se poursuivaient, bien que les deux parties en guerre se renvoient la responsabilité de l’absence de progrès. Une source proche des discussions a confié à l’AFP que « des responsables » du Mossad (services extérieurs israéliens) « restaient à Doha pour les négociations menées sous la médiation du Qatar et de l’Egypte sur une trêve à Gaza et la libération d’otages ».

 

Avec Agences

 

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