Un geste symbolique : la quasi-totalité des sénateurs, toutes sensibilités confondues, était rassemblée ce mercredi 21 janvier dans la cour d’honneur du Palais du Luxembourg. Ils ont pris la pause derrière une large bannière blanche : « Le Sénat français aux côtés du peuple iranien ». Une manière de soutenir les manifestants iraniens, violement réprimés par le régime des mollahs depuis plusieurs semaines. « Nous avons souhaité ce moment de rassemblement qui me remplit d’espérance dans la douleur », a commenté Gérard Larcher, le président du Sénat, dénonçant « le terrorisme d’Etat » de Téhéran. « C’est un petit pas que nous faisons là, et dont nous souhaitons qu’il soit partagé par tous les parlements nationaux, notamment des pays démocratiques », a-t-il déclaré devant les caméras de Public Sénat.
« Nous sommes face à un régime en fin de vie, et malheureusement, c’est le peuple qui continue de souffrir en face à ce régime qui devient tortionnaire, qui assassine ses propres citoyens », a dénoncé Cédric Perrin, le président (LR) de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées. « Le Sénat est peut-être le premier parlement des sociétés démocratiques à lancer cette initiative de solidarité en direction du peuple iranien. Je pense que les gardiens de la révolution et le gouvernement iranien sont particulièrement sensibles à l’image qu’ils donnent à l’international », ajoute-t-il.
Renforcer le soutien
De son côté, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a promis de proposer aux pays de l’Union européenne un nouveau train de sanctions en direction de Téhéran. « Pour que le gouvernement iranien puisse tomber, encore faut-il qu’il y ait une organisation en face, une opposition qui puisse prendre le relai », relève Cédric Perrin.
« Il faut désormais que la communauté internationale prenne les bonnes mesures et – je le dis très honnêtement -, que les Iraniens soient davantage soutenus qu’ils ne l’ont été », martèle l’élu. Il dénonce notamment l’attitude de Donald Trump, à qui il reproche d’avoir souffler sur des braises : « Le président américain a joué à un jeu extrêmement dangereux en appelant à la manifestation mais en ne soutenant pas le peuple iranien. C’est évidemment le pire de ce qui pouvait arriver, mais malheureusement, avec Donald Trump, il faut s’attendre à tout. »