Soutien du Sénat au peuple iranien : Gérard Larcher dénonce « le terrorisme d’Etat » de Téhéran

La quasi-totalité des 348 sénateurs ont pris la pause dans la cour d’honneur du Palais du Luxembourg, ce mercredi 21 janvier, pour envoyer un message de solidarité à l’égard du peuple iranien. Gérard Larcher appelle les parlements des pays démocratiques à reprendre cette initiative.
Romain David

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Un geste symbolique : la quasi-totalité des sénateurs, toutes sensibilités confondues, était rassemblée ce mercredi 21 janvier dans la cour d’honneur du Palais du Luxembourg. Ils ont pris la pause derrière une large bannière blanche : « Le Sénat français aux côtés du peuple iranien ». Une manière de soutenir les manifestants iraniens, violement réprimés par le régime des mollahs depuis plusieurs semaines. « Nous avons souhaité ce moment de rassemblement qui me remplit d’espérance dans la douleur », a commenté Gérard Larcher, le président du Sénat, dénonçant « le terrorisme d’Etat » de Téhéran. « C’est un petit pas que nous faisons là, et dont nous souhaitons qu’il soit partagé par tous les parlements nationaux, notamment des pays démocratiques », a-t-il déclaré devant les caméras de Public Sénat.

« Nous sommes face à un régime en fin de vie, et malheureusement, c’est le peuple qui continue de souffrir en face à ce régime qui devient tortionnaire, qui assassine ses propres citoyens », a dénoncé Cédric Perrin, le président (LR) de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées. « Le Sénat est peut-être le premier parlement des sociétés démocratiques à lancer cette initiative de solidarité en direction du peuple iranien. Je pense que les gardiens de la révolution et le gouvernement iranien sont particulièrement sensibles à l’image qu’ils donnent à l’international », ajoute-t-il.

Renforcer le soutien

De son côté, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a promis de proposer aux pays de l’Union européenne un nouveau train de sanctions en direction de Téhéran. « Pour que le gouvernement iranien puisse tomber, encore faut-il qu’il y ait une organisation en face, une opposition qui puisse prendre le relai », relève Cédric Perrin.

« Il faut désormais que la communauté internationale prenne les bonnes mesures et – je le dis très honnêtement -, que les Iraniens soient davantage soutenus qu’ils ne l’ont été », martèle l’élu. Il dénonce notamment l’attitude de Donald Trump, à qui il reproche d’avoir souffler sur des braises : « Le président américain a joué à un jeu extrêmement dangereux en appelant à la manifestation mais en ne soutenant pas le peuple iranien. C’est évidemment le pire de ce qui pouvait arriver, mais malheureusement, avec Donald Trump, il faut s’attendre à tout. »

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