Ukraine Kiev Western Leaders summit
Emmanuel Macron, Friedrich Merz, Keir Starmer, Donald Tusk et Voloydmyr Zelensky participent a la conference de la Coalition des Volontaires a Kiev, le 10 mai 2025. Cette conference a pour objectif de soutenir l'Ukraine et a contribuer a assurer l'avenir de l'Europe et de l'Ukraine. Le but recherche etait l'instauration d'un cessez-le-feu de 30 jours pour developper les negociations de paix avec la Russie. Emmanuel Macron, Friedrich Merz, Keir Starmer, Donald Tusk, and Volodymyr Zelenskyy attend the Coalition of the Willing conference in Kyiv on May 10, 2025. The conference aims to support Ukraine and help secure the future of Europe and Ukraine. The goal was to establish a 30-day ceasefire to advance peace negotiations with Russia.//04SIPA_sipa4686/Credit:Liewig / POOL/SIPA/2505111458

Ukraine : à Paris, la « coalition des volontaires » veut faire entendre la voix européenne

Réunis à Paris ce mardi 6 janvier, les pays de la « coalition des volontaires » entendent afficher leur unité sur les garanties de sécurité à offrir à l’Ukraine. À l’heure où les négociations entre les États-Unis et la Russie se déroulent sans les Européens, ce sommet vise à formuler des propositions concrètes en vue d’un éventuel cessez-le-feu.
Emma Bador-Fritche

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Un nouveau sommet international dans un contexte de guerre. Emmanuel Macron accueille une réunion de cette coalition, créée à l’initiative de la France et du Royaume-Uni. Elle rassemble une trentaine de pays soutenant Kiev face à l’invasion russe, principalement européens, mais aussi des partenaires comme le Canada, le Japon ou l’Australie. Au total, 35 pays sont représentés et 26 chefs d’État ou de gouvernement ont fait le déplacement.

Parmi eux figurent notamment le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le chancelier allemand Friedrich Merz, le Premier ministre britannique Keir Starmer, la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni et le Premier ministre canadien Mark Carney. Le sommet se tient dans un climat particulièrement tendu : la veille, des frappes russes ont fait au moins deux morts à Kiev et dans sa périphérie, selon les autorités ukrainiennes.

« Éviter que les États-Unis ne lâchent l’Ukraine »

À l’Élysée, ce sommet est présenté comme l’aboutissement d’efforts diplomatiques engagés il y a près d’un an, après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, afin d’éviter un désengagement américain de l’Ukraine. « Nous avons réussi à recréer une convergence entre l’Ukraine, l’Europe et les États-Unis », a affirmé lundi un conseiller du président français. Depuis plus d’un an, les pays de la coalition travaillent à une issue politique au conflit. L’objectif de cette réunion est de démontrer qu’ils disposent désormais d’un cadre structuré pour l’après-guerre, malgré leur mise à l’écart des discussions directes entre Washington et Moscou.

Des garanties de sécurité au cœur du sommet

Depuis plus d’un an, les pays de la coalition travaillent à une issue politique au conflit. Le sommet de Paris doit montrer qu’ils disposent désormais d’un plan structuré pour l’après-guerre. Les discussions portent principalement sur les garanties de sécurité à accorder à l’Ukraine. Ces engagements doivent permettre de sécuriser un éventuel cessez-le-feu, de dissuader toute nouvelle agression russe et de créer les conditions d’une paix durable. « Des engagements concrets seront pris », a promis Emmanuel Macron.

Les dirigeants doivent notamment s’accorder sur les « modalités d’un cessez-le-feu », sur la manière dont il pourra être « vérifié », notamment grâce à des moyens technologiques comme les drones ou les satellites, et sur la riposte à adopter en cas de violation, selon la présidence française.

Une présence américaine inédite

Pour la première fois, des représentants américains participent en présentiel à une réunion de la coalition. Steve Witkoff, proche de Donald Trump, et Jared Kushner, conseiller et gendre de l’ancien président, sont présents à Paris. Une participation destinée à afficher une forme de convergence transatlantique, alors même que l’Europe reste largement écartée des discussions directes menées par Washington avec Moscou.

Le secrétaire d’État Marco Rubio ne fait en revanche pas le déplacement, officiellement en raison de l’actualité au Venezuela. Les États-Unis ne sont pas membres de cette coalition, mais leur soutien reste « absolument central », souligne un diplomate européen, notamment pour entraîner d’autres alliés.

Une Europe qui cherche à peser

Mardi, à l’ordre du jour : les « modalités opérationnelles » d’un éventuel déploiement d’une force multinationale chargée de « réassurer l’Ukraine dans les airs, sur la mer et à terre » après un accord de paix. Si certains pays, comme la France et le Royaume-Uni, sont prêts à contribuer, « seuls les éléments compatibles avec le secret militaire seront rendus publics », a prévenu l’entourage du chef de l’État. Après une série de réunions tenues en visioconférence en 2025, ce sommet parisien doit démontrer que l’Europe reste un acteur central du soutien à Kiev, malgré son exclusion des négociations américano-russes.

Dans le même temps, la Russie poursuit ses avancées sur le terrain. Les échanges récents entre Donald Trump, Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine n’ont, pour l’instant, débouché sur aucune avancée concrète, malgré une rencontre fin décembre à Washington. Le président ukrainien a toutefois affiché son optimisme, évoquant de « grandes avancées » à l’issue de cette entrevue.

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