France European Commission President
European Commission President Ursula von der Leyen, right, reacts after the announcement of the vote at the European Parliament in Strasbourg, eastern France, Thursday, July 18, 2024. Lawmakers at the European Parliament have re-elected Ursula von der Leyen to a second 5-year term as president of the European Union's executive commission. The re-election ensures leadership continuity for the 27-nation bloc as it wrestles with crises ranging from the war in Ukraine to climate change, migration and housing shortages. (AP Photo/Jean-Francois Badias)/XVM133/24200447607438//2407181430

Ursula von der Leyen réélue à la tête de la Commission européenne

La présidente sortante de la Commission européenne a reçu le soutien d’une majorité d’eurodéputés, confirmant son élection pour un second mandat à la tête de l’exécutif européen. L’Allemande a réuni 401 voix en sa faveur, soit une vingtaine de plus qu’en 2019.
Fabien Recker

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Ursula von der Leyen rempile pour cinq ans. Avec 401 voix pour (alors que 361 étaient nécessaires), le Parlement européen a largement validé la proposition des Etats membres de confier à Mme Von der Leyen, 65 ans, un nouveau mandat à la tête de la commission européenne.

La majorité n’était pourtant pas acquise d’avance pour la présidente sortante. Le Parti populaire européen (PPE, droite), dont l’allemande est issue, demeure certes la première force au Parlement européen. Mais des défections étaient attendues, notamment celles des LR français qui avaient exprimé leurs réticences à voir la candidate être renouvelée.

« Une Europe forte »

Ursula von der Leyen tablait donc sur les voix des sociaux-démocrates, des libéraux du groupe ReNew, des Conservateurs et Réformistes européens (CRE) de Giorgia Meloni ou encore des écologistes pour obtenir la majorité, distribuant des gages à chacun lors de son discours de politique générale.

Alors que les écologistes attendaient des garanties sur l’absence de renoncements sur le « Green deal », Ursula von der Leyen a promis une baisse de 90 % des émissions de gaz à effet de serre dans l’Union européenne à l’horizon 2040. Devant les eurodéputés, elle a plaidé pour une « Europe forte », fustigeant « les démagogues et les extrémistes ».

Un premier mandat marqué par les crises

Lors de son premier mandat, l’ancienne ministre d’Angela Merkel a su marquer de son emprunte la fonction de chef de l’exécutif européen. Naviguant entre deux crises majeures : la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine.

A son bilan, l’adoption d’un vaste plan de relance européen de 750 milliards d’euros, la mise en route du « pacte vert européen », qui vise la neutralité carbone de l’union en 2050, ou encore la coordination du soutien des vingt-sept à l’Ukraine, malgré l’obstruction de la Hongrie.

Une position renforcée ?

Ursula Von Der Leyen a néanmoins vu son mandat entaché par des soupçons de favoritisme envers Pfizer lors de l’achat de vaccins contre le Covid. La veille du scrutin, la Cour de Justice de l’UE a pointé des « irrégularités » dans la gestion des contrats d’achats avec la firme américaine.

Visiblement pas de quoi dissuader les eurodéputés de renouveler Mme von der Leyen dans ses fonctions. « C’est beaucoup moins serré qu’en 2019 » pointe Neil Makaroff, directeur du think tank européen Strategic perspectives. « Après un premier mandat parsemé de multiples crises, cela renforce sa position dans le jeu institutionnel européen ».

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