160 élus « hollandais » appellent à voter Macron au second tour
Cent soixante "hollandais", ministres, parlementaires et responsables locaux, appellent à voter pour Emmanuel Macron au second tour pour contrer...

160 élus « hollandais » appellent à voter Macron au second tour

Cent soixante "hollandais", ministres, parlementaires et responsables locaux, appellent à voter pour Emmanuel Macron au second tour pour contrer...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Cent soixante "hollandais", ministres, parlementaires et responsables locaux, appellent à voter pour Emmanuel Macron au second tour pour contrer Marine Le Pen, dans une tribune publiée lundi soir sur le site du Monde où ils défendent le bilan du quinquennat et leur "culture sociale-démocrate".

Considérant qu'"une victoire de Marine Le Pen conduirait inévitablement à une France divisée avec la violence au bout du chemin, à une France affaiblie économiquement au détriment des plus faibles, à une France isolée diplomatiquement dans le monde, à la fin de l’Union européenne", ils jugent de leur "devoir d’éviter ce cauchemar à notre pays, en votant pour Emmanuel Macron, qui peut préserver les chances de la France, dans un combat majeur".

Les ministres PS Stéphane Le Foll, Jean-Marc Ayrault, Michel Sapin, Marisol Touraine, Myriam El Khomri, Christian Eckert ou l'écologiste Emmanuelle Cosse, et les ex-ministres François Rebsamen, Marie-Arlette Carlotti, Valérie Fourneyron figurent dans les signataires.

Les députés Sébastien Denaja, Erwann Binet, Sandrine Mazetier, Kader Arif, Dominique Raimbourg, Frédérique Massat, Dominique Lefebvre, Gilles Savary, Alain Claeys, Marie-Françoise Clergeau, Michèle Delaunay, Yves Durand, Luc Belot, Eduardo Rihan-Cypel ont entre autres paraphé le texte. Certains avaient soutenu Benoît Hamon à la primaire, d'autres Manuel Valls.

La ministre de la Santé Marisol Touraine, le 3 avril 2017 à Paris
La ministre de la Santé Marisol Touraine, le 3 avril 2017 à Paris
AFP/Archives

Après avoir écrit que "Benoît Hamon a mené une campagne courageuse", ils font valoir qu'il est de leur "responsabilité" de se "rassembler au nom de l’urgence de la situation, des valeurs que nous portons, de l’action menée depuis des décennies au service des Français".

38 patrons de fédérations PS sont signataires ainsi qu'une vingtaine d'élus et cadres, tel le patron de la région Centre-Val de Loire François Bonneau ou le maire de Tulle Bernard Combes.

Les signataires défendent le "travail mené pendant cinq ans au service de la France et des Français, y compris l’effort indispensable de redressement", pointant "les résultats (...) création d’emplois,rétablissement des comptes publics et redémarrage de l’investissement".

"Nous revendiquons notre culture sociale-démocrate qui (...) vise à concilier l’économie de marché, les exigences écologiques, la réduction des inégalités, la démocratie sociale pour réduire les conflits et préserver les libertés individuelles", écrivent aussi les auteurs de la tribune.

Dans un tweet publié mardi matin, le sénateur Luc Carvounas a vertement critiqué cette initiative. "Se compter au sein du PS avec 160 signataires à peine quand le FN est aux portes du pouvoir n'est pas au niveau du rendez-vous historique", a-t-il estimé.

Sous couvert d'anonymat, un député socialiste ne se montre pas moins sévère. "C'est un texte +36.15 m'oubliez pas+", qui ressemble à une "contribution pour un Congrès", et qui permet de montrer que Manuel Valls dans sa tentative de "rassembler les sociaux-démocrates réformistes ne ramasse rien avec lui", a-t-il décrypté.

"C'est plus un texte anti-Valls qu'anti-Hamon qui n'est plus dans le film", a-t-il ajouté. Pour un troisième parlementaire, "à un moment où le parti tout entier appelle à voter pour Emmanuel Macron (à l'occasion d'un Bureau national extraordinaire lundi, NDLR) ça n'a pas une énorme importance"

Partager cet article

Dans la même thématique

France Vivendi Bollore
5min

Politique

Tribune anti-Bolloré :  Maxime Saada, patron de Canal + nie toute « liste noire »

Même si le président du directoire de Canal+ réfute toute « liste noir », il affirme que le groupe tiendra désormais compte de « la considération portée à Canal+ » dans ses choix de financement. Des propos qui ravivent les tensions avec une partie du monde du cinéma, mobilisée contre l’influence de Vincent Bolloré.

Le

Cour d appel et d ‘assises de Lyon
6min

Politique

Le procès « French Bukkake » aux assises : « Le but est de reconnaître toute la dimension criminelle de l’industrie pornographique », se félicite Laurence Rossignol

Le premier grand procès de l’industrie pornographique se tiendra finalement devant les assises et non devant une cour criminelle départementale. Une victoire pour la cinquantaine de victimes de la plateforme French Bukkake. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a retenu le caractère sexiste et raciste des viols, tout comme l’avait relevé le rapport de la mission d’information du Sénat sur les dérives de l’industrie pornographique remis en 2022.

Le

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
4min

Politique

Périscolaire : une liste noire de personnels ayant eu des « comportements inappropriés » est-elle faisable ?

Le projet de loi sur la protection de l’enfance présenté mercredi en Conseil des ministres vise notamment à apporter une réponse aux récentes affaires d’agressions sexuelles dans le périscolaire parisien. Le ministre de l’Éducation a annoncé la création d’une « liste noire » pour les personnels ayant des comportements problématiques sur des enfants, même s’ils n’ont pas été encore condamnés. Mais quelle forme légale peut prendre cette liste ?

Le

ILLUSTRATION CHALEUR
10min

Politique

« Disparue des radars », l’écologie fera-t-elle son retour pour la présidentielle de 2027 ?

Alors que la France subit une nouvelle canicule, les enjeux climatiques sont pourtant globalement moins prégnants dans l’opinion, les médias et chez les politiques. Entre les écologistes ou les socialistes qui entendent faire remonter le sujet en haut de la pile, ou certains LR qui veulent définir « une écologie de droite », l’environnement fera-t-il son grand retour en 2027 ? A voir.

Le