La manifestation parisienne du 1er Mai avançait difficilement, après s'être élancée de la place de la Bastille, bloquée par des centaines d'individus encagoulés, ont constaté des journalistes de l'AFP.
La préfecture faisait état d'environ 1.200 individus encagoulés sur le pont d'Austerlitz. Deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue avant même le début de la manifestation.
Rassemblés autour de banderoles comme "Premiers de cordée, premiers guillotinés" ou "Cette fois, on s'est organisé", ils criaient "Tout le monde déteste la police", "Paris, debout, soulève-toi" ou encore "Zyed, Bouna, Theo et Adama, on n'oublie pas, on pardonne pas".
Lundi, la préfecture de police avait évoqué un risque de débordement par "des groupes extrémistes" voulant faire de cette journée "un grand rendez-vous révolutionnaire", et prévoyant de "s'en prendre violemment aux forces de l'ordre ainsi qu'aux symboles du capitalisme".
Côté syndicats, plusieurs milliers de personnes ont finalement commencé à défiler, avec une heure de retard, en direction de la place d'Italie à l'appel de la CGT, Solidaires, la FSU et des fédérations franciliennes de FO. Les syndicats étudiant Unef et lycéen UNL étaient aussi présents en tête de cortège.
Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez à la manifestation parisienne du 1er mai 2018
AFP
"Un premier mai revendicatif, combatif; contre la remise en cause des acquis sociaux, la sélection à l'université; pour le progrès social, la paix, la solidarité internationale", proclamait la banderole de tête.
Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a regretté que FO et la CFDT aient boudé l'appel de sa confédération. "J'en suis désolé, je ne comprends pas, alors qu'il y a beaucoup de luttes unitaires dans tout le pays, qu'au niveau des confédérations on n'arrive pas à mettre de côté nos différences pour travailler ce qui nous rassemble", a-t-il dit devant la presse avant le départ.
Pour Eric Beynel, porte-parole de Solidaires, "ce qui est important c'est qu'à partir de toutes ces luttes qui existent, (...) pendant tout le mois de mai on construise de plus en plus fortement une mobilisation qu'on souhaite la plus large et la plus forte possible". Bernadette Groison (FSU) a regretté elle aussi cette "tradition française" de division syndicale.
L'an dernier, près de 142.000 personnes avaient manifesté à Paris selon la police, et six policiers avaient été blessés, dont l'un grièvement par un cocktail Molotov.
Au lendemain du désistement de l’outsider Philippe Dessertine, arrivé en troisième position au premier tour des municipales à Bordeaux, Public Sénat, en partenariat avec le quotidien Sud-Ouest et la chaîne TV7, organisait un débat entre le maire sortant écologiste, Pierre Hurmic et Thomas Cazenave, candidat soutenu par le socle commun.
A quatre jours du deuxième tour Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault s'associent pour proposer le débat d'entre-deux tours avec les principaux candidats à la mairie de Montpellier : Michaël Delafosse (PS), Nathalie Oziol (LFI) et Mohed Altrad (Candidat indépendant). Un débat animé par Tâm Tran Huy (Public Sénat), Yann Gonon (France Télévisions ICI Occitanie) et Claire Moutarde (Radio ICI Hérault).
Quelque heures après l’annonce de son retrait de la course à la mairie de Paris, Sarah Knafo l’a justifié par la nécessité de « chasser les socialistes » de l’hôtel de ville en provoquant un vote utile pour Rachida Dati. Elle n’a pourtant pas épargné cette dernière, qui lui a refusé « l’union des droites ».
Le président LR du Sénat se démarque du président de son parti, Bruno Retailleau, qui n’a pas voulu appeler à voter pour Christian Estrosi face à Eric Ciotti, allié au RN à Nice. « Les Républicains ont accordé leur soutien à Christian Estrosi et à son équipe. Il y a un accord politique entre les familles de la droite et du centre », a rappelé Gérard Larcher.