20 ans de Public Sénat : « Je voulais montrer que c’était une chaîne qui allait s’adresser à tous les publics » se souvient Jean-Pierre Elkabbach
Pour les 20 ans de la chaîne, son premier président, Jean-Pierre Elkabbach, est revenu sur sa création et les moments forts qui ont marqué l’histoire de Public Sénat.

20 ans de Public Sénat : « Je voulais montrer que c’était une chaîne qui allait s’adresser à tous les publics » se souvient Jean-Pierre Elkabbach

Pour les 20 ans de la chaîne, son premier président, Jean-Pierre Elkabbach, est revenu sur sa création et les moments forts qui ont marqué l’histoire de Public Sénat.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Pour les 20 ans de Public Sénat, Jean-Pierre Elkabbach, premier président de la chaîne, est revenu sur l’histoire de la chaîne. « Ça a été une très longue bataille » avant la création, rappelle le journaliste, qui se souvient de « l’exaltation du début ». « L’Assemblée voulait avoir l’avantage. Nous nous sommes battus. Ivan Levaï, du côté de LCP-AN, et moi, avons cherché des créneaux qui soient justes » pour chaque chaîne, qui partage la même antenne. Jean-Pierre Elkabbach est aussi allé voir aux Etats-Unis C-Span, la chaîne parlementaire américaine, « qui a servi de modèle ».

Pourquoi le nom Public Sénat ? Car « le Sénat, c’est l’actionnaire. (…) Et je voulais montrer que c’était une chaîne qui allait s’adresser à tous les publics, à tous les Français. Ce n’était pas la télévision pour les familles des sénateurs ».

Si au début, certains sénateurs avaient des réticences à voir entrer des caméras au Palais du Luxembourg, « les élus ont vu ensuite qu’on parlait d’eux ». « Ils m’ont donné l’indépendance » rappelle l’ancien patron de la chaîne, « car c’était un principe d’accord avec le Président Poncelet », ancien président du Sénat, décédé en septembre.

« Quand nous avons commencé il y a 20 ans, il n’y avait pas de portable, d’information numérique »

« Quand nous avons commencé il y a 20 ans, il n’y avait pas de portable, d’information numérique. Puis le tournant d’Internet est arrivé et le passage sur le canal 13 de la TNT, essentiel pour la chaîne. Les commissions d’enquête parlementaire ont été des moments forts de Public Sénat. « Personne ne pouvait rivaliser avec nous » sur ces moments, rappelle le journaliste. Puis il y a eu « la primaire » du PS en 2006, « ça a été un événement ».

Public Sénat a pu d’une certaine manière inspirer les chaînes infos, qui « l’ont fait avec plus de moyens ». L’ancien présentateur de Bibliothèque Médicis ne cache pas avoir une certaine « nostalgie » de cette époque. « De l’audace, encore une fois pour oser, sinon on s’enferme », « il faut que la chaîne évolue » conclut Jean-Pierre Elkabbach, qui « souhaite à Public Sénat une longue vie ».

 

Mercredi soir, suivez notre soirée spéciale 20 ans, avec LCP-AN, avec le documentaire « Enquêtes au Parlement » de Stéphane Haumant. Il retrace les célèbres commissions d’enquête des deux assemblées. C'est à voir ici  à 20h30, suivi de débats animés par Rebecca Fitoussi et Jean-Pierre Gratien.

Partager cet article

Dans la même thématique

EU–Italy-Migrants-Court
5min

Politique

Centres de migrants à l’étranger, expulsions, détention… que contient le nouvel accord de l’UE sur le durcissement de sa politique migratoire ?

Les députés européens et les États membres ont abouti ce lundi à un compromis sur un durcissement inédit des règles migratoires de l’UE, symbolisé par l’autorisation des centres de migrants délocalisés hors du continent. L’accord prévoit aussi de faciliter les expulsions, deux après le vote du Pacte Asile et Migration, que la France n’a toujours pas transposé dans sa loi.

Le

20 ans de Public Sénat : « Je voulais montrer que c’était une chaîne qui allait s’adresser à tous les publics » se souvient Jean-Pierre Elkabbach
3min

Politique

Défense : la loi de programmation militaire « nécessaire » pour se préparer au mieux à « la possibilité d’un choc », affirme le général Olivier Kempf 

Invité de la matinale de Public Sénat, le général Olivier Kempf, a détaillé les priorités auxquelles la loi de programmation militaire tente de répondre. Ce dernier y voit un renforcement des capacités françaises jugé impératif pour répondre aux évolutions géostratégiques du monde contemporain.

Le