600 millions d’euros retirés du budget de l’écologie : « une simple technique comptable » minimise la secrétaire d’Etat Brune Poirson
Brune Poirson, la secrétaire d’Etat au ministre de la Transition écologique et solidaire, a minimisé la décision de transférer 577 millions d’euros de recettes de la taxe écologique sur les carburants pour les réaffecter au budget général en 2018. Elle déplore l’utilisation politique faite par l’opposition.

600 millions d’euros retirés du budget de l’écologie : « une simple technique comptable » minimise la secrétaire d’Etat Brune Poirson

Brune Poirson, la secrétaire d’Etat au ministre de la Transition écologique et solidaire, a minimisé la décision de transférer 577 millions d’euros de recettes de la taxe écologique sur les carburants pour les réaffecter au budget général en 2018. Elle déplore l’utilisation politique faite par l’opposition.
Public Sénat

Par Alexandre Poussart et Tâm Tran Huy

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« C’est juste une technique comptable. » Brune Poirson, la secrétaire d’Etat au ministre de la Transition écologique et solidaire, a minimisé, mardi soir au micro de Public Sénat, la décision du gouvernement de transférer 577 millions d’euros de recettes de la taxe écologique sur les carburants pour les réaffecter au budget général en 2018.

« 600 millions d’euros prévus pour la transition énergétique mais qui n’ont pas été utilisés »

« En 2018, environ 600 millions d’euros de crédits affectés à la transition énergétique n’ont pas été utilisés », a expliqué Brune Poirson. Ces recettes de la taxe sur les carburants ont finalement été affectées au budget général 2018, pour financer par exemple « l’école, les armées et les intérêts de la dette », comme l’a expliqué, hier aux sénateurs, Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics (lire notre article). Brune Poirson précise qu’en 2019, « en parallèle, 600 millions d’euros supplémentaires seront affectés au compte de la Transition énergétique ».

Brune Poirson déplore que l’opposition utilise les chiffres à des fins politiques

Le secrétaire d’Etat trouve déplorable « que l’opposition utilise cela à des fins politiques pour faire peur à nos concitoyens et en faisant dire aux chiffres l’inverse de ce qu’ils veulent dire ».

Dans le débat sur le budget rectificatif 2018, les sénateurs de droite comme de gauche ont estimé que ces crédits non utilisés pouvaient être orientés vers le budget de l’écologie et non vers le budget général (lire notre article). D’autant selon que le rapporteur général de la commission des Finances du Sénat Albéric de Montgolfier, le gouvernement connaissait cet excédent de près de 600 millions d’euros du compte de la Transition énergétique depuis le mois de juillet dernier.

Partager cet article

Dans la même thématique

600 millions d’euros retirés du budget de l’écologie : « une simple technique comptable » minimise la secrétaire d’Etat Brune Poirson
4min

Politique

« Le surtourisme transforme les villes en musée » alerte Daniel Salmon, sénateur écologiste 

Avec plus de 10 millions de visiteurs par an, Montmartre est devenu l’un des sites les plus visités de France. Une surfréquentation qui ne va pas sans poser de problèmes pour les quelques 27 000 habitants qui résident à l’année dans ce quartier de la capitale. Anne Renaudie, habitante de Montmartre, raconte les difficultés de cette cohabitation dans l’émission Dialogue Citoyen présentée par Quentin Calmet.

Le

600 millions d’euros retirés du budget de l’écologie : « une simple technique comptable » minimise la secrétaire d’Etat Brune Poirson
5min

Politique

Affaire Lyhanna : « Les hommes se servent, utilisent et abusent du corps des femmes et des enfants en toute impunité », dénonce la sénatrice Laurence Rossignol (PS)

À l’unisson de la gauche, la sénatrice socialiste Laurence Rossignol pointe ce vendredi, sur Public Sénat, le manque d’éducation et de prévention face aux violences masculines dans le sillage du meurtre de la jeune Lyhanna. Elle regrette le manque de moyens d’enquête pour les crimes sur enfants, mais n’appelle pas à la démission du garde des Sceaux Gérald Darmanin.

Le