L'essayiste Raphaël Glucksmann a réuni vendredi soir à Clermont-Ferrand quelque 200 personnes lors de la première réunion publique depuis sa désignation comme tête de la liste soutenue par le PS aux européennes, suscitant curiosité et sympathie.
"Ça fait longtemps qu'on n'a pas réuni autant de monde", s'est exclamé en préambule le maire PS Olivier Bianchi, "content" d'être aux côtés d'"un intellectuel qui ne soit pas dans sa tour d'ivoire, qui se retrousse les manches."
Pendant un discours d'une petite demi-heure, citant pêle-mêle le poète allemand Friedrich Hölderlin ou l'écrivain Romain Gary, Raphaël Glucksmann a esquissé la vision d'une Europe "qui protège" grâce à des "services publics" et qui "embrasse l'horizon de la transformation écologique".
"L'Europe ne doit pas être plus un machin technocratique mais un nouveau centre démocratique. C'est là où les combats doivent se mener. On doit se doter de combattants qui vont se battre pour défendre les libertés publiques, se confronter aux députés du FN, de la Ligue du Nord (en Italie), d'Orban (en Hongrie), aux nationalistes slovaques", a-t-il ajouté, sans toutefois présenter un programme, en cours de construction.
L'essayiste Raphaël Glucksmann, à la tête de la liste soutenue par le PS aux Européennes, lors d'un meeting de campagne, le 29 mars 2019 à Clermont-Ferrand
AFP
"Il n'y pas d'avenir politique pour la gauche sans romantisme. On ne peut pas avoir un discours de gestionnaires, avec des éléments de langage rédigés par des cabinets comptables, il va falloir qu'on parle avec nos tripes, avec le coeur, que la gauche se dise: +c'est pas fini+ et qu'elle croit en l'avenir", a conclu M. Glucksmann, avant d'être chaleureusement applaudi par la salle, rassemblant en grande majoritaire des militants socialistes.
"Ça fait du bien, c'est agréable à entendre, on sent du dynamisme chez lui", se réjouit à la sortie Rémi Villebessaix, militant PS de 75 ans. "C'était la tête de liste qu'il nous fallait".
"On était orphelins et là, on retrouve l'envie, notre famille politique. Après un discours comme cela, je me sens véritablement européenne", poursuit une autre sympathisante socialiste, Pascale Ressouche, 55 ans.
L'essayiste Raphaël Glucksmann, à la tête de la liste soutenue par le PS aux Européennes, lors d'un meeting de campagne, le 29 mars 2019 à Clermont-Ferrand
AFP
A ses côté, un ami acquiesce. "Contrairement à ce qu'on peut dire, ce n'est pas un représentant de +Boboland+ et puis, c'est bien d'ouvrir à un intellectuel, ça ouvre le débat. Les querelles d'egos étouffent les idées", renchérit Xavier Lebrun, 42 ans.
Certains sont carrément conquis. "On sent sa sincérité, sa droiture et sa volonté d'Europe chevillée au corps. C'est prometteur", abonde Claire Fauquert, une professeur d'allemand à la retraite, qui avait assisté un peu plus tôt à une autre réunion dans une grande librairie de la ville, réunissant cette fois-ci une centaine de personnes.
D'autres sont toutefois restés "sur leur faim". "Romantisme, oui je veux bien mais j'ai bien peur que ce soit pas suffisant. C'est un peu léger tout de même. Il va falloir habiller les mots d'actions maintenant", estime pour sa part Jean-Pierre, un autre retraité de 63 ans.
"Moi, je ne suis pas convaincue mais bon, on n'a pas d'autre alternative. Faut pas se leurrer. Et il reste deux mois. On n'a toujours pas de programme, ça va être quand même compliqué" ajoute une autre dame âgée, voulant rester anonyme.
Au moment où les députés vont reprendre l’examen du budget, l’hypothèse d’un recours au 49.3 par le premier ministre fait son chemin. Chez les sénateurs PS, certains y voient une issue pour sortir du blocage, à condition de négocier à nouveau un accord de non-censure. Mais c’est à Sébastien Lecornu de « prendre ses responsabilités », souligne Thierry Cozic, chez de file des sénateurs PS sur le budget.
Alors que le budget de la Sécu prévoit un gel des cotisations des mutuelles en 2026, les tarifs augmentent en janvier. L’auteur de l’amendement prévoyant ce gel, le député socialiste, Jérôme Guedj affirme que ces hausses sont « illégales ». Le Conseil constitutionnel devra probablement se prononcer dans les mois à venir. Explications.
Alors que la réaction initiale du président de la République sur l’intervention américaine au Venezuela continue à faire grincer des dents la classe politique française, les parlementaires réclament au Premier ministre l’organisation d’un débat 20-1 sur la position de la France. Une demande à laquelle Sébastien Lecornu s’est engagée à répondre.
Alors que le gouvernement française essaye de temporiser la colère agricole, dans un deuxième jour de consultation des syndicats à Matignon, l’Italie s’apprêterait à soutenir le traité entre l’Europe et l’Amérique du Sud. De quoi possiblement entériner sa ratification dès la mi-janvier.