"J'ai eu l'impression d'être dans une lessiveuse": En meeting à Nancy mercredi soir, Benoît Hamon a regretté le "court-termisme dans cette campagne" et refusé d'arrêter de "rêver", confiant de pouvoir convaincre les indécis à moins de 20 jours du premier tour.
"Chaque fois que j'ai essayé de parler du long terme, on m'a répondu +vous n'êtes pas réaliste. Benoît Hamon vous rêvez+", a déclaré le candidat socialiste à la présidentielle.
Malgré les mauvais sondages qui se succèdent - le candidat peine à se maintenir à 10%, désormais loin derrière Jean-Luc Mélenchon - Benoît Hamon ne veut rien laisser transparaitre. Son moral ? "Super", lâchait-il en sortant de la gare de Nancy mercredi après-midi, avant de compléter un peu plus tard : "plus ça va, plus je suis confiant".
Le candidat socialiste à l'élection présidentielle Benoît Hamon, en meeting au Zénith de Nancy, à Maxéville, le 5 avril 2017
AFP
Dans un Zénith de Nancy rempli (3.000 personnes selon les organisateurs) et très en forme - le candidat est régulièrement interrompu par des "Benoît président" - Benoît Hamon a engagé les électeurs à user de leur "pouvoir absolu".
"C'est le 23 avril le verdict, ce n'est pas le verdict des sondages (..) c'est le verdict du peuple".
Avant lui, à la tribune, Cécile Duflot et Christian Eckert s'étaient montrés peut-être un peu moins optimiste.
Le candidat socialiste à l'élection présidentielle Benoît Hamon, en meeting au Zénith de Nancy, à Maxéville, le 5 avril 2017
AFP
"Pourquoi je suis là ? Parce que cette campagne est une campagne difficile n'ayons pas peur de le dire", a déclaré le secrétaire d'Etat au budget, alors que la députée EELV invitait à faire "taire les perroquets" qui "pensent que tout est déjà joué".
Evoquant ses propositions du "long terme", de transition énergétique, réorientation de projet européen et sa mesure phare, le revenu universel, Benoît Hamon a dénoncé le "court-termisme permanent" de la campagne.
"Heureusement qu'en 45, au moment où le pays était ruiné (...) il y a eu des rêveurs qui ont fait la Sécurité sociale, heureusement qu'ils étaient là", a-t-il lancé. "Heureusement qu'il y a eu des fous pour construire l'Europe".
Le candidat socialiste à l'élection présidentielle Benoît Hamon, en meeting au Zénith de Nancy, à Maxéville, le 5 avril 2017
AFP
Le candidat est également largement revenu sur le débat de la veille, le premier entre les onze candidats, attaquant tour à tour Mélenchon et ses "plan A et plan B" sur l'Europe, "le concours François Fillon-Emmanuel Macron à qui supprimerait le plus de postes de fonctionnaires", sous-entendant aussi que le candidat LR en croisait peu, "autre qu'un juge", et Marine Le Pen qui ne veut que "diviser les Français".
Il a aussi longuement commenté l'annulation d'un dernier débat sur France 2, sous "la pression" selon lui de ses adversaires Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron.
"Si on se soustrait à la démocratie au moment où on se sent fort, c'est qu'en réalité on est faible", a-t-il déclaré, jugeant qu'il y avait "un appétit pour ces débats" chez les Français.
Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.
Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.
Si la décision de la Cour de cassation dans quelques mois est déterminante sur la fin de la campagne de Marine Le Pen, la candidate devra aussi s’assurer que sa candidature passe le filtre de la validation du Conseil constitutionnel.
Au micro de Public Sénat ce jeudi, l’élu centriste Vincent Capo-Canellas demande une augmentation des crédits de Météo-France, alors que sa PDG alertait la veille au Sénat sur une hausse d’activité de l’opérateur en raison des pics de chaleur de plus en plus nombreux.