A peine élu, Macron « déjà sous pression » pour la presse
Pas de répit pour le nouveau président. "A peine élu et déjà sous pression", Emmanuel Macron s'engage dans la bataille des...

A peine élu, Macron « déjà sous pression » pour la presse

Pas de répit pour le nouveau président. "A peine élu et déjà sous pression", Emmanuel Macron s'engage dans la bataille des...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Pas de répit pour le nouveau président. "A peine élu et déjà sous pression", Emmanuel Macron s'engage dans la bataille des législatives avec pour enjeu d'éviter une Assemblée ingouvernable, estime la presse mardi.

"Des législatives incertaines, dès le mois prochain, vont constituer un puissant aiguillon" pour le nouveau chef de l'Etat, à qui il reviendra "de proposer une ligne claire aux Français", commente François Ernenwein dans La Croix.

"Emmanuel Macron est bien placé pour savoir que lorsqu'un quinquennat commence mal, il s'achève médiocrement", avertit Paul-Henri du Limbert dans Le Figaro.

"Jamais sous la Ve République, les électeurs n'ont refusé d'accorder à un président fraîchement élu une majorité parlementaire. (...) Rien n'est moins sûr dans cette France chamboulée", écrit Frédéric Vézard dans Le Parisien pour qui gagner le scrutin des 11 et 18 juin apparaît comme "une nouvelle +Mission impossible+".

- 'Signes concrets' -

D'autant que les partis traditionnels n'ont pas dit leur dernier mot. "Eliminés dès le premier tour de la présidentielle, PS et LR aimeraient se refaire aux législatives", souligne Libération qui s'interroge: "la dynamique Macron aura-t-elle définitivement raison des organisations politiques traditionnelles?"

Pour le directeur du Monde, Jérôme Fenoglio, "le nouveau président optimiste de ce pays en dépression devra très vite démontrer par des signes concrets qu'il a reçu les messages de cette campagne. En commençant, lors de la mise en place de ses équipes, par ne transiger avec aucune des exigences qui ont fait chuter certains de ses concurrents : la probité, la compétence, et l'attention portée à une crise sociale qui ne s'est en rien atténuée ce 7 mai".

Sur ses gardes, L'Humanité, sous la plume de Jean-Emmanuel Ducoin, se dresse contre la volonté du nouveau président de "mener une guerre éclair", notamment sur la réforme du droit du travail. "C'est la raison pour laquelle les législatives vont se transformer en mère de toutes les batailles politiques", insiste l'éditorialiste du journal communiste.

"Nombreux sont les électeurs qui ont voté contre Marine Le Pen ou ont choisi leur bulletin de vote par dépit, en l'absence de leur candidat préféré. Et nombreux sont les Français qui souhaitent que les prochaines élections législatives installent une cohabitation au sommet de l'Etat", constate Nicolas Beytout dans L'Opinion.

"Il appartiendra aux vingt millions d'électeurs d'Emmanuel Macron de dire s'ils préfèrent une cohabitation stérile à une cogestion fertile, une majorité cohérente à un Parlement ingouvernable", ajoute Michel Urvoy dans Ouest France. Ce que Philippe Palat résume d'une formule lapidaire: Emmanuel Macron, "à peine élu, et déjà sous pression, sera-t-il Président ou résident ?"

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le