François Bayrou a revendiqué mercredi sa liberté, mettant en garde François Fillon contre un programme "à prendre ou à laisser" et l'invitant à "réfléchir à la différence qu'il y a entre le candidat d'un camp et celui qui veut être président de tout un pays".
"Un certain nombre de gens disent que François Fillon ne doit pas bouger un millimètre de son programme. Autrement dit c'est à prendre ou à laisser", a déclaré le président du MoDem sur Europe 1. "Or si on dit aux Français, aux millions de Français qui s'interrogent aujourd'hui (...), +c'est à prendre ou à laisser+, alors il y a beaucoup de probabilités qu'ils disent on laisse".
"Le débat présidentiel n'est pas le débat d'un camp", a-t-il martelé. "C'est pour cette raison que je dis que François Fillon serait à mon sens bien inspiré de réfléchir à la différence qu'il y a entre le candidat d'un camp et celui qui veut être président de tout un pays".
M. Bayrou, qui réserve toujours sa décision sur une éventuelle candidature à la présidentielle, a dit ne pas soutenir à ce stade celle de François Fillon. "Je suis libre. Est-ce que je suis satisfait par l'offre politique qui est aujourd'hui proposée? Comme des millions de Français, non, je ne reconnais pas dans l'offre politique proposée les attentes qui sont les nôtres".
Relancé sur l'hypothèse de sa candidature, le maire de Pau a dit n'être "sous pression de personne. J'ai le temps et je suis libre".
François Fillon a répété de son côté sur BFMTV et RMC qu'il mettrait en oeuvre son programme: "moi j'ai un programme (...). Je pense que c’est le seul qui peut permettre de redresser le pays, je le mettrai en oeuvre. Je suis prêt à accueillir François Bayrou et ses amis, mais pas au prix d'une négociation sur mon programme", a-t-il affirmé.
À la suite des violences en marge des mobilisations du 17 octobre dernier, Emmanuel Macron a annoncé, ce jeudi, que seules les manifestations organisées par des syndicats seraient autorisées samedi, avec des tracés visant à protéger les commerces.
A l’issue du Conseil de sécurité, ce jeudi 22 octobre, Emmanuel Macron a exprimé sa volonté d’interdire « partout où on le peut », les manifestations qui ne seraient pas organisées par les syndicats. Un durcissement qui s’ajoute aux précédentes mesures déjà annoncées le 18 octobre.
Répondant à l’appel d’associations et de syndicats, plusieurs dizaines de milliers de contre-manifestants sont attendus, ce week-end, à Orléans, pour protester contre le congrès du RN. L’occasion pour Marine Le Pen et les cadres du parti de rappeler l’une de leurs mesures phares : la fin des subventions publiques aux associations « politisées ».
Invité de la matinale de Public Sénat, Michel Barnier a renouvelé son soutien à Bruno Retailleau, tout en défendant le principe d’une candidature unique à droite et au centre, désigné par une primaire.