François Bayrou a revendiqué mercredi sa liberté, mettant en garde François Fillon contre un programme "à prendre ou à laisser" et l'invitant à "réfléchir à la différence qu'il y a entre le candidat d'un camp et celui qui veut être président de tout un pays".
"Un certain nombre de gens disent que François Fillon ne doit pas bouger un millimètre de son programme. Autrement dit c'est à prendre ou à laisser", a déclaré le président du MoDem sur Europe 1. "Or si on dit aux Français, aux millions de Français qui s'interrogent aujourd'hui (...), +c'est à prendre ou à laisser+, alors il y a beaucoup de probabilités qu'ils disent on laisse".
"Le débat présidentiel n'est pas le débat d'un camp", a-t-il martelé. "C'est pour cette raison que je dis que François Fillon serait à mon sens bien inspiré de réfléchir à la différence qu'il y a entre le candidat d'un camp et celui qui veut être président de tout un pays".
M. Bayrou, qui réserve toujours sa décision sur une éventuelle candidature à la présidentielle, a dit ne pas soutenir à ce stade celle de François Fillon. "Je suis libre. Est-ce que je suis satisfait par l'offre politique qui est aujourd'hui proposée? Comme des millions de Français, non, je ne reconnais pas dans l'offre politique proposée les attentes qui sont les nôtres".
Relancé sur l'hypothèse de sa candidature, le maire de Pau a dit n'être "sous pression de personne. J'ai le temps et je suis libre".
François Fillon a répété de son côté sur BFMTV et RMC qu'il mettrait en oeuvre son programme: "moi j'ai un programme (...). Je pense que c’est le seul qui peut permettre de redresser le pays, je le mettrai en oeuvre. Je suis prêt à accueillir François Bayrou et ses amis, mais pas au prix d'une négociation sur mon programme", a-t-il affirmé.
Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.
Alors que le gouvernement a prévu de ponctionner 1,8 milliard d’euros du budget des départements dans le projet de loi de finances pour 2027, l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France a fortement déplu. Le Premier ministre a néanmoins invité les départements à le rencontrer le 16 novembre à Matignon, un report qui va « exacerber les tensions », a prévenu le président (centriste) des Départements de France, François Sauvadet. Une grande partie des élus ont quitté la salle quand la ministre des Collectivités s’est exprimée.
Le Premier ministre a annulé hier soir sa venue aux Assises des départements de France et a convié à Matignon le 16 novembre les présidents des exécutifs locaux pour tenter de répondre à leurs inquiétudes sur le budget. En guise de protestation, les présidents de départements ont quitté la salle au moment du discours de la ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, Françoise Gatel.
Xavier Bertrand est le nouvel invité de l'émission « À l’EHPAD ! ». Alors qu'il est lui-même candidat à l'élection présidentielle de 2027, il est d'emblée interrogé sur la multiplication des candidatures à droite par les habitants de la résidence. Une émission à voir dès maintenant sur publicsenat.fr et les chaînes YouTube de « À l’EHPAD ! » et Ouest-France.