A Toulouse, Hamon dénonce « l’OPA sur l’Elysée » de Macron
Le candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon a dénoncé mardi à Toulouse "l'OPA sur l'Elysée" selon lui conduite par...

A Toulouse, Hamon dénonce « l’OPA sur l’Elysée » de Macron

Le candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon a dénoncé mardi à Toulouse "l'OPA sur l'Elysée" selon lui conduite par...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon a dénoncé mardi à Toulouse "l'OPA sur l'Elysée" selon lui conduite par Emmanuel Macron, "avec les moyens qui sont ceux d'un certain nombre de grands pouvoirs économiques derrière".

"En réalité, ça n'est pas une campagne électorale que mène Emmanuel Macron, c'est une OPA sur l'Elysée, avec des financiers avec des stratégies marketing, un conseil d'administration (..) avec les méthodes d'une entreprise", a déclaré M. Hamon, au cours d'un meeting au Zénith qui a réuni selon les organisateurs quelque 6.000 personnes.

Cette OPA (Offre publique d'achat, NDLR), n'a "rien d'amicale", a ajouté le candidat socialiste, pointant du doigt plusieurs mesures du candidat d'En Marche!: baisse de l'Impôt sur la fortune, augmentation de la CSG pour les retraités, baisse du nombre de fonctionnaires, baisse des dotations pour les collectivités locales...

L'ancien ministre de l'Education a dénoncé les prises de position variables de M. Macron sur la colonisation, la dépénalisation du cannabis, ou encore le conflit israélo-palestinien.

Sur ce sujet comme sur la Syrie "on attend un président de la République, pas juste un homme dont on mesure aujourd'hui qu'il a autant de positions que d'interlocuteurs, qu'il s'adapte systématiquement", a-t-il dit.

M. Hamon, désormais loin dans les sondages derrière Jean-Luc Mélenchon, s'en est aussi pris, sur un registre plus modéré, au candidat de La France insoumise, qui fait "de grands discours", en "campagne sur une péniche".

Rappelant que lui est allé dans "huit quartiers populaires" cette semaine, M. Hamon a souligné que le rapport avec les Français "ne (s'y) fait pas sur le registre tribunicien qui consiste à aller chercher l'acclamation des foules qu'elle vous offre".

"Ceux qui n'aiment que les meetings sont aussi ceux qui refusent les débats démocratiques", a poursuivi M. Hamon, alors que M. Mélenchon se fait prier pour participer à l'émission politique programmée par France 2 jeudi soir.

L'ancien ministre de l'Education a affirmé ne rien "regrette(r) de ce (qu'il) a fait au gouvernement", et dit "assume(r) totalement de prendre le risque de gouverner" - une manière de se différencier là encore de M. Mélenchon.

Il y a reçu un soutien sans équivoque de la présidente de région Carole Delga. "Il est sans mépris, sans cynisme honnête et intègre", a salué cette proche de Manuel Valls, dénonçant la "confusion" du ni droite ni gauche prôné par M. Macron.

"Au centre c'est partout et nulle part. On attrape tout et n'importe quoi. C'est une auberge espagnole dans laquelle s'est attablée une clique d'anciens couteaux de la Chiraquie et dont deux tiers des soutiens sont nés avant la Ve République", a-t-elle dit.

Partager cet article

Dans la même thématique

French President  Attends Bastille Day Military Parade
10min

Politique

« Retailleau n’est pas Larcher et Larcher n’est pas Retailleau » : y a-t-il des « différences stratégiques » entre les deux hommes forts des LR pour 2027 ?

Gérard Larcher souhaite voir un « candidat unique » de la droite et du centre « au plus tard » en novembre, y compris via une primaire, quand Bruno Retailleau voit une « usine à gaz » dans l’idée d’une primaire ouverte. Mais chez les sénateurs LR, on tempère les différences entre les deux hommes.

Le

Blanc Mesnil: B. Retailleau denonce les accords PS LFI aux Municipales
4min

Politique

[Info Public Sénat]. Gérard Larcher saisit le président du comité de déontologie après la plainte visant le sénateur LR Thierry Meignen, pour menaces de mort

Le président du Sénat, Gérard Larcher vient de saisir le président du comité de déontologie de la chambre haute sur le cas du sénateur LR, Thierry Meignen. Une saisine qui fait suite aux interpellations des groupes de gauche du Sénat sur les propos tenus par l’élu à l’encontre de Nassira El Moaddem, autrice d’un livre-enquête sur Le Blanc-Mesnil aux éditions Stock. La journaliste a déposé plainte mardi contre l'ex-maire LR de cette commune de Seine-Saint-Denis pour menaces de mort.

Le