Mesure des écarts de salaires entre les femmes et les hommes, enveloppe de rattrapage, obligation de transparence: le gouvernement a officialisé mercredi un "plan d'actions" pour atteindre l'"égalité professionnelle réelle", dont les grandes lignes avaient déjà été annoncées à l'occasion du 8 mars.
Discuté ces dernières semaines avec les partenaires sociaux, ce plan de 15 mesures doit permettre de "lutter contre les violences sexistes et sexuelles" au travail et de "faire progresser l'égalité professionnelle", ont expliqué lors d'un point de presse la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et la secrétaire d’État à l’Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa.
Les mesures législatives nécessaires seront incluses dans la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, débattue dans quelques semaines à l'Assemblée nationale.
Temps partiels subis, inégal accès aux postes à responsabilité, faible mixité de certains emplois: les femmes gagnent en moyenne 25% de moins que les hommes tous postes confondus. A poste et âge équivalents, l'écart demeure à 9%.
Pour "garantir le principe +A travail de valeur égale, salaire égal+", le plan prévoit notamment l'instauration d'un indicateur des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes.
Evolution du nombre de plaintes pour viols et autres agressions sexuelles en France
AFP
Cette mesure, annoncée par le Premier ministre Édouard Philippe à la veille de la Journée internationale des Droits des femmes, sera déployée le 1er janvier 2019 pour les entreprises de plus de 250 salariés et le 1er janvier 2020 pour les entreprises entre 50 et 250 salariés.
Les entreprises devront prévoir une enveloppe de rattrapage pour résorber les différences discriminatoires dans les trois ans, sous la menace, à partir de 2022, d'une pénalité financière de 1% de la masse salariale.
Les critères de calcul retenus (âge, diplôme, ancienneté, catégorie professionnelle...) n'ont pas été précisés et seront définis par décret.
Sylvie Leyre, DRH France du groupe industriel Schneider Electric, a été missionnée pour définir la mise en œuvre de la "méthodologie" d'ici à juin Une phase de test débutera en septembre.
Les entreprises auront l'obligation de publier leurs résultats en matière d'égalité salariale sur leur site internet.
Dans le volet "violences sexistes et sexuelles" figurent notamment la mise en place d'un référent dédié -dans les services de ressources humaines pour les entreprises de plus de 250 salariés et parmi les élus du Comité social et économique pour les autres- et "l'obligation d'afficher" en entreprise les voies de recours possibles pour les victimes (Défenseur des droits, inspection du travail, médecine de travail...).
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