Abonnement journaux : le Sénat améliore le crédit d’impôt
Ce vendredi, lors de l’examen du projet de loi de finances rectificative, le Sénat a voté une « amélioration » du dispositif de crédit d'impôt pour un premier abonnement à un titre de presse, supprimant la condition de revenu et le plafond de 50 euros.

Abonnement journaux : le Sénat améliore le crédit d’impôt

Ce vendredi, lors de l’examen du projet de loi de finances rectificative, le Sénat a voté une « amélioration » du dispositif de crédit d'impôt pour un premier abonnement à un titre de presse, supprimant la condition de revenu et le plafond de 50 euros.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Avec plus de 1 000 amendements à examiner, le Sénat a démarré son marathon législatif par l’examen du troisième projet de loi de finances rectificative.

Il y a quelques jours, les députés avaient voté en première lecture un amendement du gouvernement prévoyant un crédit d'impôt plafonné à 50 euros, à destination des ménages, sous conditions de ressources, pour un premier abonnement à un titre de presse d'information politique et générale.

Le rapporteur général au Sénat Albéric de Montgolfier (LR) a jugé ce dispositif « trop limitatif » et a proposé de l’« améliorer » en supprimant la condition de revenu et le plafond de 50 euros, tout en ramenant la prise en charge à 30% du premier abonnement.

 Le Sénat a voté ces modifications contre l'avis du gouvernement, le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt ne souhaitant pas l’ « élargissement » du dispositif.

Ce crédit d'impôt, a-t-il rappelé, répond à un double objectif : il se veut tout à la fois un « dispositif d'incitation » pour les ménages et une mesure de « soutien à la presse », un secteur déjà fragilisé avant la pandémie de coronavirus.

En soutien aux secteurs de l'hôtellerie et de la restauration, le Sénat a également adopté, avec là encore un avis défavorable du gouvernement, deux amendements de la sénatrice centriste, Nadia Sollogoub, visant à accorder à ces professionnels un dégrèvement de la contribution à l'audiovisuel public pour la période de confinement.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Déboutés du droit d’asile : Bruno Retailleau met la pression sur Renaissance et Horizons dans l’application du futur cadre migratoire européen
6min

Politique

Déboutés du droit d’asile : Bruno Retailleau met la pression sur Renaissance et Horizons dans l’application du futur cadre migratoire européen

Le candidat LR à la présidentielle a interpellé l’exécutif et les parlementaires du camp présidentiel quant aux suites à donner à l’accord trouvé au niveau européen sur les nouvelles règles d’éloignement des migrants déboutés du droit d’asile. « Il faut que ce soit appliqué immédiatement » et « dans sa totalité », a enjoint l’ancien ministre de l’Intérieur.

Le

White March for Lyhanna in Fleurance.
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il faut un choc sociétal. Il faut un MeToo des enfants », alerte Denis Roth-Fichet, secrétaire général de la Ciivise

Après le meurtre de la petite Lyhanna, les révélations sur les plaintes visant le principal suspect relancent une question aussi ancienne que dérangeante : la France est-elle réellement capable de protéger les enfants victimes de violences sexuelles ? Derrière l’émotion, les chiffres dressent le portrait d’un système saturé, où les alertes s’accumulent, les enquêtes peinent à aboutir et la parole des mineurs reste trop souvent ignorée.

Le