Accusé d’être « brutal » pour réformer, Macron défend son rythme « énergique »
Emmanuel Macron s'est défendu vendredi d'"être brutal" dans le rythme de ses réformes, lors d'un échange animé avec une...

Accusé d’être « brutal » pour réformer, Macron défend son rythme « énergique »

Emmanuel Macron s'est défendu vendredi d'"être brutal" dans le rythme de ses réformes, lors d'un échange animé avec une...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Emmanuel Macron s'est défendu vendredi d'"être brutal" dans le rythme de ses réformes, lors d'un échange animé avec une infirmière qui lui demandait de "la douceur" pour "les petits" et de pas faire "tout d'un coup".

"On veut bien du changement, mais pas brutalement comme vous le faites, avec douceur. Vous nous bousculez. Allez doucement, pas tout d'un coup", a lancé cette infirmière au président lors d'une rencontre avec le personnel de l'hôpital Delafontaine, à Saint-Denis, à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida.

"Je ne suis pas un brutal, je suis un énergique", s'est défendu M. Macron. "Vous êtes un brutal, pas comme Brigitte, elle est plus calme que vous", lui a rétorqué son interlocutrice, argumentant pied à pied.

"Si on ne fait pas les choses un peu vite, on n'arrivera pas à les faire. Ca fait longtemps qu'on attend vous savez", s'est justifié M. Macron.

"Ce n'est pas notre faute si eux n'ont pas pu faire", fait-elle valoir, ce à quoi il réplique "ce n'est pas de la mienne nous plus".

"Ce n'est pas parce qu'on vous a donné le pouvoir que vous devez nous faire tout brutalement comme ça", poursuit-elle.

"Qu'est ce qui est brutal?", demande-t-il.

"Tout ce que vous mettez en oeuvre, c'est fait brutalement (...) On veut bien, mais alors douceur", répond l'infirmière avec aplomb.

"Si on fait pas les choses parfois un peu vite, on n'arrivera pas à les faire. C'est une montagne qu'on a à faire. Y en a qui n'ont pas fait pendant des années et des années", plaide le président.

"Paris ne s’est pas fait en un seul jour. Allez doucement. Si vous n'avez pas le temps de tout faire, l'autre qui viendra après vous fera le reste que vous avez commencé. Faire tout d'un coup c'est beaucoup pour nous. Vous le ressentez pas, mais nous les petits on le ressent. Tous les décrets que vous avez faits, tous les changements, ça été brutal pour nous. Nous les petits on souffre" de cela.

"Mais sinon, à part ça, ça va", conclut-elle en souriant.

Partager cet article

Dans la même thématique

Hungary US Vance
7min

Politique

Elections en Hongrie : « Orban est comblement bousculé dans cette campagne »

Dimanche, les élections législatives en Hongrie s’annoncent à haut risque pour Viktor Orban. Le Premier ministre nationaliste, proche du Kremlin, est distancé dans les sondages par son principal opposant, Péter Magyar. L’eurodéputé a choisi de mener une campagne de terrain sur des thèmes de politique intérieure, en mettant en exergue les dérives du régime en place depuis 16 ans.

Le

illustration: petite Mairie et son drapeau francais.
3min

Politique

Une tribune signée Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christine Taubira appelle les femmes à « prendre le pouvoir » dans les intercommunalités

Avec seulement 12 % de femmes à la tête d’une intercommunalité, ces dernières restent exclues de ces postes clefs, en dépit de la parité. Une tribune, signée par Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christiane Taubira, dénonce la situation et appelle à changer la donne.

Le

L’Assemblée nationale valide la suspension de la réforme des retraites
4min

Politique

Travail le 1er mai : après son rejet à l’Assemblée, le texte file en commission mixte paritaire où députés et sénateurs devront s’accorder

Les députes macronistes ont fait rejeter vendredi à l’Assemblée une proposition de loi sénatoriale qu’ils soutenaient visant à autoriser les salariés des boulangeries et fleuristes à travailler le 1er mai. Une manière de s’éviter des débats tendus face à une gauche vent debout contre la mesure. Les députés de la majorité espèrent s’accorder avec les sénateurs en commission mixte paritaire dans les prochains jours.

Le

Accusé d’être « brutal » pour réformer, Macron défend son rythme « énergique »
4min

Politique

Jeux vidéo : chez Ubisoft, les dirigeants prônent désormais la « tolérance zéro » vis-à-vis des comportements toxiques

Dans la poursuite de leurs travaux sur les jeux vidéo, la délégation aux droits des femmes du Sénat auditionnait, ce jeudi, les représentants du géant Français, Ubisoft. Une entreprise marquée par la vague Metoo en 2020 avec des révélations sur des comportements toxiques au plus haut niveau. Depuis, de nombreuses mesures ont été prises pour faire de la lutte contre le harcèlement « une priorité fondamentale » de l’entreprise, assure Cécile Russeil, vice-présidente exécutive.

Le