ADP: Corbière (LFI) demande à Macron un référendum dès le million de signatures
Le député La France Insoumise (LFI) Alexis Corbière a interpellé mercredi Emmanuel Macron en lui demandant de mettre en oeuvre le...

ADP: Corbière (LFI) demande à Macron un référendum dès le million de signatures

Le député La France Insoumise (LFI) Alexis Corbière a interpellé mercredi Emmanuel Macron en lui demandant de mettre en oeuvre le...
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Le député La France Insoumise (LFI) Alexis Corbière a interpellé mercredi Emmanuel Macron en lui demandant de mettre en oeuvre le référendum d'initiative partagée (RIP) sur la privatisation d'Aéroports de Paris dès le million de soutiens atteint.

"Monsieur Macron, si vous m'écoutez, ayez du panache: si on est à un million, vous pouvez actionner le référendum?", a lancé le député de Seine-Saint-Denis au micro de France Inter, incitant le chef de l'Etat à anticiper sur la réforme institutionnelle présentée la semaine dernière en Conseil des ministres.

Selon la législation en vigueur, pour être validée, la proposition de loi référendaire doit être approuvée par un dixième des électeurs inscrits, soit 4.717.396 personnes d'ici la mi-mars. Le conseil constitutionnel a enregistré au 29 août 713.000 soutiens, soit 15% des signatures exigées d'ici à la mi-mars 2020.

Mais "Emmanuel Macron avait dit qu'il voulait baisser à un million de signatures pour actionner le référendum d'initiative, on y est presque", a fait remarquer M. Corbière.

La loi constitutionnelle présentée mercredi dernier prévoit que le seuil du référendum d'initiative partagé soit abaissé: il pourra être "organisé à l'initiative conjointe d'un dixième des membres du Parlement et d'un million d'électeurs", contre 20% des parlementaires et plus de 4,7 millions de personnes actuellement.

"Là, ça peut être l'occasion: pourquoi à 4,7 millions, vu que monsieur Macron dit qu'il veut modifier à un million", a insisté le député LFI, qui, à l'instar des initiateurs de la procédure, se plaint aussi de sa faible médiatisation et d'un gouvernement qui n'en "fait pas la publicité".

"Si on compare au grand débat voulu par Emmanuel Macron, c'est choquant à quel point les médias n'ont pas parlé de ce référendum", a-t-il dénoncé.

"Il y a beaucoup de moyens publics qui ont été mis pour le grand débat national, je crois que c'est 16 millions d'euros, il y a aucun moyen qui est donné pour faire publicité de ce référendum", a-t-il accusé.

Quelque 250 députés et sénateurs (de LFI à LR, avec le soutien du RN) avaient enclenché début avril la procédure du RIP, introduite dans la Constitution en 2008 mais jamais utilisée jusqu'à présent.

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