ADP : Xavier Iacovelli déplore la perte de « la poule aux œufs d’or pour les recettes de l’État »
Xavier Iacovelli, sénateur socialiste des Hauts-de-Seine, était l’invité de Parlement Hebdo sur LCP-Public Sénat. Le sénateur revient sur les privatisations de la loi Pacte, la loi mobilités et l’interdiction des lanceurs de balles de défense.

ADP : Xavier Iacovelli déplore la perte de « la poule aux œufs d’or pour les recettes de l’État »

Xavier Iacovelli, sénateur socialiste des Hauts-de-Seine, était l’invité de Parlement Hebdo sur LCP-Public Sénat. Le sénateur revient sur les privatisations de la loi Pacte, la loi mobilités et l’interdiction des lanceurs de balles de défense.
Public Sénat

Par Marion D'Hondt

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Les privatisations d’ADP et de la FDJ, retirées de la loi Pacte par les sénateurs, sont de retour à l’Assemblée nationale. Pour Xavier Iacovelli, « on est sur l’enterrement de l’état stratège » et « dans l’incompréhension générale ». Il poursuit : « On n’a jamais vendu un monopole industriel qui était rémunérateur ».

Pour le sénateur, « aujourd’hui, l’État gagne de l’argent avec ADP et FDJ. Il va les vendre pour financer un fonds d’investissement pour l’innovation, qui va rapporter la même chose ».

Pour lui, « ADP est encore plus stratégique » car « c’est l’entrée sur la capitale, l’entrée sur le territoire ». De plus, selon lui, « on sait que, d’ici 2030, il y aura une expansion, ils vont devenir les premiers aéroports européens ». Dans ce cadre, « pourquoi est-ce qu’on se sépare d’une manne financière importante, de la poule aux œufs d’or pour les recettes de l’État ? »

Pour Xavier Iacovelli, « les arguments de Bruno Le Maire « ne convainquent pas le Sénat ». Il trouve même « cocasse » que la droite vote contre les privatisations et salue « l’alliance droite-gauche sur le sujet ».

Concernant FDJ, le sénateur a les mêmes craintes : « Pourquoi vendre une entreprise qui rapporte à l’État ? » Pour lui, cela révèle « un vrai souci sur la stratégie globale des entreprises publiques ». Sur FDJ, à la question financière se surajoute la question de la santé publique, avec l’addiction aux jeux.

Loi mobilités : « La loi n’est pas à la hauteur des enjeux, surtout en province »

Loi mobilités : « La loi n’est pas à la hauteur des enjeux, surtout en province » pour Xavier Iacovelli
04:07

La loi mobilités était cette semaine en commission au Sénat. Xavier Iacovelli rappelle qu’ « à l’origine, le texte répondait à une vraie demande : la crise des Gilets jaunes et celle de la désertification ».

Il regrette que « Bercy ait eu le dernier mot », mais compte sur le travail parlementaire pour remettre la loi « dans le bon sens ».

Il prévient d’avance : « Si l’Assemblée nationale détricote ce que le Sénat a proposé, on ne pourra pas soutenir ce texte. »

Pour Xavier Iacovelli, le texte, tel qu’issu de l’Assemblée, « ne répond pas aux enjeux ». Les apports de la commission ont permis « des améliorations », notamment sur son financement. La principale mesure :  flécher les 1 milliard de la TICPE vers les infrastructures.  

Le sénateur déplore que « le gouvernement fasse des réponses à l’émotion ». Il regrette : « Cette loi met le financement de côté. On devrait investir dans les infrastructures et pas laisser faire des mesurettes comme dans cette loi. »

Interdiction des LBD : « Le LBD n’est pas une solution de maintien de l’ordre »

Interdiction des LBD : « Le LBD n’est pas une solution de maintien de l’ordre » pour Xavier Iacovelli
02:19

Xavier Iacovelli réaffirme la nécessité « de soutenir, de former et d’accompagner » nos forces de l’ordre. Pour autant, « l’utilisation des LBD n’est pas une solution de maintien de l’ordre », puisqu’ « on peut faire du maintien de l’ordre sans LBD ».

Le sénateur rappelle que « c’est une arme qui est mutilante gravement ». Certes, reconnait-il, « des blessés en manifestation, il en existe partout », mais « des blessés graves, c’est assez rare ». D’ailleurs, considère-t-il, « ce n’est pas anodin que l’Europe demande une enquête » et que l’ONU et le Défenseur des droits se saisissent du sujet.

Pour lui, « il faut stopper l’escalade de la violence », en sollicitant « plus d’effectifs et moins d’armes comme les LBD ». Le sénateur constate que « les forces de l’ordre sont stigmatisées à cause des LBD » et propose le recours à d’autres moyens « pour que la relation avec la population s’améliore ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Emmanuel Macron chairs G7 leaders’ videoconference on economic impact of Iran war
3min

Politique

Guerre en Iran : Emmanuel Macron confirme le déblocage de 400 millions de barils de pétrole issus des réserves stratégiques

Le président français s’est entretenu avec les représentants du G7, ce mercredi 11 mars, dans un contexte de guerre inflammable en Iran. A l’issue de cette réunion, il a confirmé le déblocage de 400 millions de barils de pétrole des réserves stratégiques par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) en réponse au blocage du détroit stratégique d’Ormuz. Sur la Russie, il a précisé qu’« aucune sanction » ne serait levée à l’encontre du pays agresseur de l’Ukraine.

Le

Capture
5min

Politique

Municipales 2026 : A son tour, le PS accuse LR de « fusion par la base » avec le RN

Après la conférence de presse de Bruno Retailleau, au cours de laquelle il a présenté les « accords de la honte », ces alliances entre le PS et LFI pour les municipales, les socialistes lui ont rendu la pareille. Lors d’un exercice similaire ce matin, ils ont présenté des chiffres démontrant selon eux l’avènement d’une « fusion par la base » entre la droite et l’extrême-droite. Des données réfutées par LR, qui permettent difficilement de conclure à une collusion entre le parti et le RN, mais qui traduisent un glissement vers l’extrême-droite des militants de droite sur le terrain.

Le

Maire et echarpe tricolore
5min

Politique

Municipales 2026 : combien touche un maire dans l’exercice de son mandat ?

Les maires des 35 000 communes de France, ainsi que leurs adjoints, perçoivent une indemnité qui va de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers d’euros par mois selon la taille de la commune. L’immense majorité d’entre eux touche une rémunération qui ne dépasse pas les 2 000 euros net par mois. Explication.

Le