Adrien Quatennens méfiant sur le financement effectif de la Police de sécurité du quotidien
Le ministre de l’Intérieur présente les grands principes de la police de sécurité du quotidien, jeudi. Invité de Territoires d’Infos, le député de la France insoumise ne s’oppose par principe mais redoute le « couperet budgétaire » dans le déploiement de ce dispositif.  

Adrien Quatennens méfiant sur le financement effectif de la Police de sécurité du quotidien

Le ministre de l’Intérieur présente les grands principes de la police de sécurité du quotidien, jeudi. Invité de Territoires d’Infos, le député de la France insoumise ne s’oppose par principe mais redoute le « couperet budgétaire » dans le déploiement de ce dispositif.  
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Par Héléna Berkaoui

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Gérard Collomb va présenter ce jeudi les grandes lignes de la future police de sécurité du quotidien (PSQ). Une mesure très attendue. Les mobilisations des forces de l’ordre et les récentes affaires de violences policières ont achevé de mettre à jour les problèmes structurels. « Nous avons besoin de pacifier les relations entre les citoyens et leur police », souligne Adrien Quatennens. S’il n’a pas de désaccord de principe, le député de la France insoumise reste prudent, notamment sur le financement de la PSQ.

 « Il y a toujours plein de belles annonces mais derrière il y a quand même ce couperet budgétaire », prévient Adrien Quatennens.

Invité de Territoires d’Infos, Adrien Quatennens déplore que les propositions présentées par la France insoumise à l’Assemblée nationale soient systématiquement rejetées. La semaine dernière, ils ont tenté de relancer le débat sur le récépissé contre le contrôle au faciès, en vain. « Pour le coup, nous ne sommes pas les sectaires de la bande, nous, nous acceptons de nous laisser convaincre par notre adversaire », affirme le député du Nord. « Il m’arrive de voter ponctuellement des amendements qui viennent de la majorité », précise-t-il.  

 « Il y a toujours plein de belles annonces mais derrière il y a quand même ce couperet budgétaire », prévient Adrien Quatennens. Selon lui, les forces de l’ordre souffrent « de la politique du chiffre (…) ils passent un temps fou à devoir rendre des comptes administratifs sur leurs tâches. » Il regrette que la « politique du chiffre » prime sur le « résultat qualitatif ».

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