Affaire Benalla: Collomb auditionné lundi à 10H00 à l’Assemblée
Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, sera auditionné lundi à 10H00 dans le cadre de l'affaire Benalla par la commission...

Affaire Benalla: Collomb auditionné lundi à 10H00 à l’Assemblée

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, sera auditionné lundi à 10H00 dans le cadre de l'affaire Benalla par la commission...
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, sera auditionné lundi à 10H00 dans le cadre de l'affaire Benalla par la commission des Lois de l'Assemblée nationale dotée des pouvoirs d'enquête, a annoncé samedi sa présidente Yaël Braun-Pivet (LREM).

L'audition, publique et retransmise, de M. Collomb "aura lieu lundi matin" à 10H00, a précisé Mme Braun-Pivet lors de la réunion de la commission chargée de mettre au point un programme d'auditions.

Le groupe majoritaire LREM, par la voix de Marie Guevenoux, a en outre accepté la publicité des autres auditions à venir, avec des exceptions en particulier sur les questions de "sûreté de l’État" ou dans le cas où un fonctionnaire demanderait le huis clos.

La commission a voté à la quasi unanimité le principe de cette publicité.

"La majorité lâche sur la publicité des auditions, voyant enfin combien l’opacité des travaux est nuisible. La majorité a heureusement été cadrée cette nuit", a réagi Philippe Gosselin (LR) dans un tweet.

Pour Ugo Bernalicis (LFI), "face à la pression de l'opinion publique et la pression politique des oppositions, la majorité @LaREM_AN a cédé et nous nous en félicitons".

Vendredi soir, le bureau de la commission des Lois avait échoué à se mettre d'accord sur un programme et sur le principe de publicité ou non des auditions.

Mme Braun-Pivet avait alors décidé de convoquer la commission dans son ensemble samedi pour trouver un accord avant la reprise de la séance pour poursuivre le débat des 1.470 amendements restant sur le projet de loi constitutionnelle.

La commission entendra également le préfet de police de Paris Michel Delpuech lundi à 14H00. "Nous n'excluons pas d'autres auditions lundi", a ajouté la députée.

Mais la commission n'a pas su se mettre d'accord sur la liste des personnes auditionnées. "Je dois acter un désaccord majeur sur cette liste entre les deux corapporteurs", a dit Guillaume Larrivé (LR), c'est-à-dire entre lui-même et Mme Braun-Pivet.

Outre MM. Collomb et Delpuech, cette dernière a proposé d'auditionner un certain nombre de responsables policiers ainsi que le directeur de cabinet du président de la République Patrick Strzoda et le responsable du Groupe de sécurité de la présidence de la République, le colonel Lionel Lavergne. "Dans un premier temps, je pense que cela peut satisfaire aux travaux de la commission", a-t-elle dit, ajoutant plus tard devant la presse qu'il ne lui semblait pas nécessaire "de charger la barque inutilement".

En revanche, pour M. Larrivé, "la liste est encore parcellaire" et il est "nécessaire" d'entendre Alexandre Benalla ainsi que Vincent Crase, employé de La République en marche qui était avec lui quand il a été filmé frappant des manifestants le 1er mai à Paris. Les deux hommes sont actuellement en garde à vue.

L'élu de l'Yonne a aussi demandé l'audition de responsables LREM, comme son délégué général Christophe Castaner. Parmi les responsables de l'Elysée, il voudrait celles du secrétaire général Alexis Kohler, et du porte-parole Bruno Roger-Petit.

"Est-ce qu'il y a une police parallèle dans ce pays, organisée par La République en marche?", a demandé Eric Ciotti (LR) en apportant son soutien à M. Larrivé.

Stéphane Peu (PCF) de son côté a demandé l'audition de représentants des syndicats de policiers, les Insoumis insistant pour leur part pour entendre M. Benalla et si besoin Brigitte Macron.

Au Palais Bourbon, la séance devant porter en principe tout le week-end sur la révision constitutionnelle a péniblement repris en fin de matinée par des rappels au règlement, avant de s'interrompre précocement, pour reprendre en théorie à 15H00.

Partager cet article

Dans la même thématique

Patrouille Police municipale a velo a Cannes
7min

Politique

Propos racistes à Carcassonne : quelles sont les obligations des policiers municipaux mis en cause ?

Le parquet a annoncé, mercredi, la suspension de quatre policiers municipaux de Carcassonne après la diffusion d'une vidéo les mettant en cause pour des propos racistes. L'un d'eux, membre du service d'ordre du RN, a été exclu du parti. Manquement à leur devoir de neutralité et aux conditions d'honorabilité attachées à leurs missions, infraction pénale… que risquent ces agents ?

Le

Affaire Benalla: Collomb auditionné lundi à 10H00 à l’Assemblée
3min

Politique

Accès à l’Université : « La place du baccalauréat est une question qui doit être discutée », estime le ministre de l’Enseignement supérieur

Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a estimé que la place du baccalauréat devait « être discutée au moment de la présidentielle ». Mardi, un rapport du Sénat a préconisé, entre autres, de supprimer le droit d'accès automatique aux études supérieures des bacheliers.

Le

Edouard Philippe a la Foire de Chalons
10min

Politique

Présidentielle 2027 : la main tendue d'Édouard Philippe, rejetée par Gabriel Attal et Bruno Retailleau, relance l'idée d'une primaire

Le candidat Horizons, favori du bloc central, Édouard Philippe a lancé un appel à ses concurrents du centre et de la droite, les invitant à se rassembler dans la perspective de la présidentielle et des législatives. Mais Bruno Retailleau et Gabriel Attal ne comptent pas, à ce stade, se retirer au profit d'une candidature unique du maire du Havre. De quoi relancer l'idée d'une primaire.

Le