Affaire Benalla: l’examen de la révision constitutionnelle reporté à la rentrée
L'examen de la révision constitutionnelle, suspendu sine die dimanche par la ministre de la Justice du fait de l'affaire Benalla,...

Affaire Benalla: l’examen de la révision constitutionnelle reporté à la rentrée

L'examen de la révision constitutionnelle, suspendu sine die dimanche par la ministre de la Justice du fait de l'affaire Benalla,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'examen de la révision constitutionnelle, suspendu sine die dimanche par la ministre de la Justice du fait de l'affaire Benalla, reprendra à la rentrée, a acté lundi une conférence des présidents de l'Assemblée, François de Rugy ayant évoqué plus tôt "septembre" ou "octobre".

Le premier volet de la réforme institutionnelle voulue par Emmanuel Macron ne reviendra donc pas avant l'automne ? "Nous allons voir au mois de septembre, au mois d'octobre", a déclaré le président de l'Assemblée sur France Inter.

Aucune date de reprise n'a été communiquée lors de la réunion anticipée des présidents des sept groupes politiques, autour du président de l'Assemblée nationale et en présence du secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, "sur l’ordre du jour de l’Assemblée nationale en vue des deux semaines à venir".

Le président de l’Assemblée "a réaffirmé son rôle qui est de défendre le fonctionnement régulier de l’institution. Au regard des événements des derniers jours, cela passe par le bon déroulement des travaux de la commission d’enquête et par la reprise de l’activité législative", selon un communiqué de la présidence.

Après cette réunion, "il a été décidé de maintenir l’ordre du jour de cette semaine. Il a également été convenu que la session extraordinaire ne serait pas prolongée", est-il aussi indiqué.

"Personne ne demande qu'on prolonge la session extraordinaire au mois d'août (...) la commission d'enquête va pouvoir continuer son travail de manière intensive cette semaine et la semaine prochaine", mais "on ne va pas pouvoir reprendre l'examen du projet de loi constitutionnel", a confirmé M. de Rugy sur France Inter.

Le projet de révision aurait dû s'achever le week-end passé, ce qui paraissait déjà compliqué avant l'affaire vu le flot d'amendements, pour être voté mardi.

D'ici la fin de la session, "nous avons le projet de loi sur la formation professionnelle, puis le projet de loi sur l'asile et l'immigration, et la semaine d'après le fait de pouvoir conclure différentes procédures pour que les adoptions définitives soient faites", a-t-il détaillé.

L'ordre du jour de cette semaine n'a pas été modifié par la conférence des présidents, notamment le maintien de la nouvelle lecture du projet de loi sur l'asile et l'immigration, pour lequel le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb doit être au banc du gouvernement. Les oppositions ont plaidé en vain pour le reporter.

"Le ministre des Relations avec le Parlement se rapprochera de la présidente de la commission des lois pour déterminer les conditions dans lesquelles ce texte peut être examiné en parallèle des travaux de la commission des lois", selon le communiqué de la présidence.

Le président du Sénat Gérard Larcher (LR) a jugé lundi que le calendrier et le contenu de la réforme constitutionnelle lui "paraissent devoir être repensés". La conférence des présidents du Sénat en discutera mercredi.

Partager cet article

Dans la même thématique

Affaire Benalla: l’examen de la révision constitutionnelle reporté à la rentrée
3min

Politique

Crise pétrolière : « Avec le transport maritime à la voile on est à 1g de CO2 par tonne de matériel transporté au km » se réjouit cet entrepreneur

Alors que le détroit d’Ormuz est toujours bloqué, et que les prix des hydrocarbures sont toujours au plus haut, certaines solutions de transports maritimes, hier décriées, montrent tout leur intérêt. Avec un taux d’émission de gaz à effet de serre faible et une ressource inépuisable, le transport maritime à la voile développé par une jeune entreprise bretonne a tous les avantages, comme l’explique ce chef d’entreprise dans l’émission « dialogue citoyen » présentée par Quentin Calmet.

Le

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le