Affaire Benalla: « révélateur de l’exercice du pouvoir » et de ses « dérives viriles » pour Dray (PS)
L'affaire Benalla est un "révélateur de l'exercice du pouvoir" et de ses "dérives viriles", estime le socialiste Julien Dray,...

Affaire Benalla: « révélateur de l’exercice du pouvoir » et de ses « dérives viriles » pour Dray (PS)

L'affaire Benalla est un "révélateur de l'exercice du pouvoir" et de ses "dérives viriles", estime le socialiste Julien Dray,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'affaire Benalla est un "révélateur de l'exercice du pouvoir" et de ses "dérives viriles", estime le socialiste Julien Dray, dénonçant une "panique du gouvernement" en réponse aux révélations.

"Au départ, c’est une faute individuelle, celle d’un garçon qui finit par se croire tout permis", affirme l'ancien député de l'Essonne dans un entretien à Libération lundi.

"Je m’interroge tout de même sur cette panique du gouvernement, cette accumulation de versions, les mensonges. Je n’arrive pas à croire à l’amateurisme des protagonistes. En fait, on en vient à se dire que cette histoire est avant tout un révélateur de l’exercice du pouvoir et ses dérives viriles", juge-t-il.

Interrogé sur la pratique du pouvoir d'Emmanuel Macron, le conseiller régional francilien pointe une "ivresse logique" : "imaginez-vous : il est ministre en 2014, et trois ans après, il a le monde à ses pieds".

"Le problème, c’est la construction de son entourage, qui doit être une digue, et en ce moment on voit bien que ce n’est pas solide autour de lui. La seule digue que je perçois de l’extérieur, c’est son épouse Brigitte Macron qui, elle, a les pieds sur terre", poursuit-il.

Quant à son propre camp, Julien Dray juge le Parti socialiste "encore traumatisé par la défaite".

"Ca se voit dans nos attitudes, nos mots et il faut un choc. La thérapie, ce n’est pas l’introspection, c’est une erreur. (...) Aujourd’hui, seul le PS est capable de faire la synthèse à gauche, avec toute la gauche", a-t-il assuré, précisant que "toute la gauche" signifie "celle qui se retrouve autour de la motion de censure" déposée à l'Assemblée contre le gouvernement, et qui réunit les trois groupes de gauche (socialistes, communistes et insoumis).

Ce rassemblement à gauche "n’est pas une péripétie ! (...) Je suis convaincu que c’est un bon début pour la gauche à quelques mois des élections européennes", défend-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

Orleans: Closing Ceremony of the Rassemblement National Rally’s Campaign Kickoff Event presidential
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le débat sur l’inéligibilité de Marine Le Pen relancé

La semaine dernière, Didier Guérin, président de chambre honoraire à la Cour de cassation, a relancé le débat sur la légalité de la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle. Dans les colonnes du Monde, ce haut magistrat a affirmé que la députée RN était actuellement inéligible tant que la Cour de cassation n’a pas rendu sa décision dans l’affaire des assistants parlementaires des députés européens de son parti. Les avocats de Marine Le Pen ont saisi le Conseil supérieur de la magistrature au sujet de Didier Guérin. Explications

Le

FRA – SENAT – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT 2
5min

Politique

« Le racisme ne naît pas de nulle part » : Les écologistes ont déposé une proposition de loi visant à interdire la théorie du grand remplacement

Au Sénat comme à l’Assemblée, les écologistes ont déposé une proposition de loi visant à « renforcer la lutte contre les discours incitant à la haine et aux actes racistes et xénophobes » via l’interdiction de la théorie du grand remplacement. Si, pour certains, cette proposition est « redondante » par rapport aux outils juridiques déjà existants, elle semble utile pour « faciliter les condamnations ».

Le

BLOCAGE LYCEE SAINT SERNIN
4min

Politique

Mouvement lycéen : où en est-on des blocus ?

Sur les 3700 lycées, 41 étaient bloqués ce lundi matin, jour de rentrée des vacances de la Toussaint, selon le ministère de l’Education nationale. Les organisations lycéennes et étudiantes appellent à reprendre les blocages malgré les annonces du gouvernement, la semaine dernière. Le Premier ministre se dit prêt à recevoir à nouveau les lycéens.

Le