Affaire Griveaux : « Voilà que Mme Buzyn s’improvise candidate à la mairie de Paris » déclare Ian Brossat
Alors que la diffusion de vidéos intimes a poussé le candidat LREM Benjamin Griveaux à arrêter sa campagne pour la mairie de Paris, l’actuelle ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a été annoncée pour reprendre le flambeau.

Affaire Griveaux : « Voilà que Mme Buzyn s’improvise candidate à la mairie de Paris » déclare Ian Brossat

Alors que la diffusion de vidéos intimes a poussé le candidat LREM Benjamin Griveaux à arrêter sa campagne pour la mairie de Paris, l’actuelle ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a été annoncée pour reprendre le flambeau.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Elle a finalement été choisie par le comité d'investiture d'En Marche pour être la nouvelle candidate de la majorité à Paris après la démission de Benjamin Griveaux. Le parti présidentiel a estimé qu'elle était la personnalité la plus forte, à même de sauver la campagne. Agnès Buzyn a donc un mois pour reprendre les rênes d’un projet contesté.

« C’est une candidature un peu surprenante » ironise Ian Brossat, porte-parole du PCF et maire adjoint de Paris en charge du logement. « Vendredi dernier, cette même Madame Buzyn avait expliqué qu'elle ne voulait pas être candidate à la mairie de Paris, et deux jours après elle dit qu’elle en a très envie. C’est surprenant parce qu’elle était très accaparée, avec l'épidémie de coronavirus, la crise de l'hôpital public, la réforme des retraites. Et voilà que Mme Buzyn s'improvise candidate à la mairie de Paris. »

L’élu PCF, impliqué dans la campagne d’Anne Hidalgo, voit dans la candidature de la ministre un faux pas de la part d’En Marche. « Nous sommes très sereins » déclare-t-il, taclant « l’action » d’Agnès Buzyn en tant que ministre. S’il réfute l’idée d’une nationalisation du débat, il cible un domaine en crise : « Mme Buzyn a un bilan : 4000 lits supprimés dans les hôpitaux rien qu'en 2018, une grève qui dure depuis quasiment un an. »

Mais la difficulté d’Agnès Buzyn va également consister à reprendre les propositions faites par Benjamin Griveaux, le tout en quelques semaines seulement. « J'ai hâte qu'elle présente son projet, qu'elle nous explique comment elle compte déménager la gare de l'est, comment elle va financer les chèques de 100 000 euros pour ceux qui veulent devenir propriétaires » raille Ian Brossat. « Elle est quand même d'une certaine manière responsable du projet qu'avait présenté Mr Griveaux. »

Interrogé sur la campagne d’Anne Hidalgo et l’éventuelle mauvaise nouvelle que représente la candidature d’Agnès Buzyn, Ian Brossat défend le bilan d’un camp uni, même avec les écologistes. « Ma conviction profonde c'est que nous nous rassemblerons entre les deux tours. Je ne vois pas pourquoi les Verts renonceraient à cette alliance, qui a quand même permis de faire de grandes choses : on a diminué la pollution de 15% depuis 2014, la circulation automobile de 17%. C'est notre bilan commun, continuons ensemble. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Affaire Griveaux : « Voilà que Mme Buzyn s’improvise candidate à la mairie de Paris » déclare Ian Brossat
3min

Politique

Limogeage d’Olivier Nora, éditeur chez Grasset : « Cela témoigne une fois de plus de la reprise en main brutale de Vincent Bolloré », dénonce la sénatrice Sylvie Robert (PS)

À l’occasion d’une table ronde sur les fragilités du secteur du livre, mercredi 15 avril, au Sénat, la sénatrice socialiste Sylvie Robert a dénoncé le renvoi d’Olivier Nora, patron des éditions Grasset, propriété d’Hachette. Le signe, selon elle, d’une « reprise en main brutale » du groupe par le milliardaire Vincent Bolloré.

Le

Affaire Griveaux : « Voilà que Mme Buzyn s’improvise candidate à la mairie de Paris » déclare Ian Brossat
4min

Politique

Travail le 1er mai : « Nous allons trouver une solution négociée, sécurisante et pragmatique », promet Sébastien Lecornu face à la gronde des sénateurs

Lors des questions d’actualité au gouvernement, Sébastien Lecornu a justifié l’abandon temporaire de la loi élargissant le travail le 1er mai par des exceptions trop nombreuses, allant « bien au-delà » des boulangeries artisanales et des fleuristes. De quoi agacer les sénateurs de la droite et du centre, à l’origine du texte adopté en premier lecture en juillet 2025, jugeant que le gouvernement s’y est pris trop tard.

Le