Accusé d'agression sexuelle par l'écrivaine Ariane Fornia à l'Opéra Bastille à Paris au printemps 2010, l'ancien ministre Pierre Joxe a dénoncé dans une "mise au point" lundi "un tissu de contre-vérités" et a demandé "des excuses écrites et publiques", sans porter plainte.
Ancien membre du Conseil constitutionnel et figure de la mitterrandie, M. Joxe revient, dans une déclaration écrite à l'AFP, sur ce qu'il qualifie de "dénonciation calomnieuse" et "scandaleuse", dont "l'inanité (...) résulte d'abord de son invraisemblance même".
Il décortique ainsi un post du blog de Mme Fornia, par ailleurs fille de l'ex-ministre sarkozyste Eric Besson, publié le 18 octobre et intitulé "#moiaussi: pour que la honte change de camp". Mme Fornia y décrit une agression sexuelle par un "ancien ministre de Mitterrand", plus tard désigné comme Pierre Joxe, lors d'une représentation à l'Opéra Bastille.
"Les contradictions qui minent ce récit le discréditent entièrement", estime ainsi M. Joxe, en affirmant n'avoir été qu'une fois à l'Opéra Bastille "à l'époque évoquée", pour "une représentation de L'Or du Rhin" de Richard Wagner.
Ariane Fornia, le 30 août 2007 à Paris
AFP/Archives
"J'ai fait vérifier que ce soir-là, comme toujours depuis sa création, L'Or du Rhin a été exécuté sans entracte", poursuit M. Joxe, avant de souligner que, dans sa description, Mme Fornia "raconte l'arrivée de son père +à l'entracte+".
Dans son récit, note M. Joxe, son accusatrice explique aussi qu'elle n'"arrive pas à (s)e concentrer sur la mort des Dieux et les vocalises de la cantatrice".
"Il n'est pas question de la +mort des Dieux+ dans L’Or du Rhin", rétorque M. Joxe. Et "on n’y entend pas non plus de +vocalises+", insiste-t-il.
"Je suis sûr que tout lecteur attentif et de bonne foi de son texte jugera le prétendu +témoignage+ de Mme Besson pour ce qu’il est, à savoir un tissu de contre-vérités, une fantasmagorie forgée pour son blog +littéraire +, mais surtout une incompréhensible agression", relève M. Joxe.
S'il affirme qu'il ne demandera "nulle réparation à son +auteure+, ni à son père qui se dit pourtant prêt à +témoigner+", M. Joxe demande "des excuses écrites et publiques, en particulier aux journaux qui l’ont diffusée sans vérification".
"Le dommage que j’ai subi, car il existe, est purement moral et finalement assez limité car, heureusement pour moi et pour mes proches, parmi toutes celles et ceux qui me connaissent, personne n’a cru un instant à cette invraisemblable +soirée à l'Opéra+", assure encore M. Joxe.
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