Aides sociales: Bayrou n’aime pas le terme de « contreparties »
François Bayrou a plaidé dimanche pour qu'on ne stigmatise pas les personnes percevant des aides sociales, ajoutant ne "pas aimer...

Aides sociales: Bayrou n’aime pas le terme de « contreparties »

François Bayrou a plaidé dimanche pour qu'on ne stigmatise pas les personnes percevant des aides sociales, ajoutant ne "pas aimer...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

François Bayrou a plaidé dimanche pour qu'on ne stigmatise pas les personnes percevant des aides sociales, ajoutant ne "pas aimer l'expression" de "contreparties" formulée récemment par le Premier ministre Edouard Philippe.

En déplacement mi-février dans le Finistère, Edouard Philippe s'était dit favorable à la mise en place de "contreparties" à ces aides. Un sujet qu'il a qualifié lui-même d'"explosif". Face aux critiques, il a par la suite dit "assume(r) parfaitement qu'il y ait des devoirs en face des droits" pour les Français les percevant.

Interrogé sur ces déclarations dimanche dans l'émission Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, François Bayrou a dit "écarte(r) tout à fait l'idée qu'on stigmatise les Français qui reçoivent des aides sociales", car "on ne les reçoit pas par plaisir". Le président du MoDem, allié de la majorité présidentielle, a souligné ne "pas aimer l'expression" de "contreparties".

Ensuite "est-ce qu'il arrive que les aides sociales soient un moyen de repousser peu à peu ceux qui les reçoivent en dehors du monde de l'activité ? Ca c'est vrai, ça existe et donc si on peut imaginer (...) une procédure qui offre à ceux qui reçoivent des aides sociales un moyen réel de se réinsérer plus vite dans l'activité, dans la société, peut-être en recevant un avantage, alors je trouve que ce serait utile", a-t-il ajouté.

Faut-il une dégressivité des allocations chômage ? "Non", a-t-il répondu, mais "il ne faut pas favoriser l'intermittence", a-t-il estimé en évoquant, sans plus de détails, les pistes d'aides sociales "rassemblées dans une aide unique" ou d'"un revenu universel garanti en contrepartie d'une reforme fiscale".

"La question du retour à l'activité le plus rapide possible est une question essentielle, c'est la raison pour laquelle le débat sur l'assurance chômage va être très important", a-t-il aussi souligné.

Après l'échec des négociations sur la réforme de l'assurance-chômage, il a à cet égard estimé que "si (les partenaires sociaux) ont des solutions même en dehors de la lettre de cadrage (de l'exécutif, NDLR), qu'ils les produisent".

Partager cet article

Dans la même thématique

Aides sociales: Bayrou n’aime pas le terme de « contreparties »
5min

Politique

Guerre en Iran : l’Europe victime collatérale ?

Avec la guerre en Iran, l’Europe encaisse le choc d’un conflit qu’elle n’a pas voulu mais qu’elle subit. Si les 27 sont globalement prudents dans leur réaction aux frappes américano-israéliennes, ils montrent des hésitations dans leur réponse. Une chose est sûre : les prix du pétrole et du gaz flambent et les Européens cherchent le moyen de limiter les dégâts de ce choc énergétique. Alors, comment l’Union européenne peut-elle relever le défi de cette nouvelle crise ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D) et Isabel Wiseler-Lima (Luxembourg, PPE).

Le

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le