Alain Soral: une relaxe et deux condamnations confirmées en appel
La cour d'appel de Paris a confirmé mercredi une relaxe et deux condamnations à l'encontre de l'essayiste d'extrême droite Alain...

Alain Soral: une relaxe et deux condamnations confirmées en appel

La cour d'appel de Paris a confirmé mercredi une relaxe et deux condamnations à l'encontre de l'essayiste d'extrême droite Alain...
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La cour d'appel de Paris a confirmé mercredi une relaxe et deux condamnations à l'encontre de l'essayiste d'extrême droite Alain Soral, rejugé dans trois affaires distinctes pour provocation à la haine raciale.

Le premier dossier concerne un photomontage aux relents antisémites représentant notamment Emmanuel Macron, diffusé en février 2017 sur le site d'Alain Soral "Egalité et réconciliation".

Sur cette image, on voit Emmanuel Macron bras levés devant un globe terrestre, un bras ceint d'un brassard d'allure nazie orné d'un dollar à la place d'une croix gammée. Le tout sur fond de drapeaux américain et israélien et de photos de Patrick Drahi, Jacob Rothschild et Jacques Attali, et barré du slogan "En marche vers le chaos mondial".

Comme en première instance en mars 2018, les juges d'appel ont estimé que si ce photomontage pouvait "légitimement choquer", il n'apparaissait pas "suffisamment clair et univoque pour viser l'ensemble des Juifs en raison de leur origine ou de leur religion".

La cour a par conséquent confirmé la relaxe d'Alain Soral, de son vrai nom Alain Bonnet, 60 ans.

Condamné à plusieurs reprises, notamment pour provocation à la haine raciale, il était rejugé pour deux dessins jugés antisémites également publiés sur son site, qui lui ont valu des condamnations à deux peines de quatre mois d'emprisonnement par le tribunal correctionnel de Paris en juin 2018.

La cour d'appel a confirmé une première peine avec sursis, mais sans l'assortir d'une amende, pour un dessin représentant quatre candidats à la présidentielle de 2017 en forme de pions, sur un échiquier dominé par les personnalités Bernard-Henri Lévy, Julien Dray et Jacques Attali, sur fond d'étoile de David.

Ce dessin "signifie, sans recul ni nuances, que l'ensemble de la communauté juive met en péril la démocratie", et constitue bien "une exhortation implicite à la haine, à la discrimination ou à la violence envers les juifs", a estimé la cour.

Une autre caricature publiée en juillet 2017 représentait diverses personnalités sous forme de cancrelats aux pattes crochues, parmi lesquelles de nouveau Jacques Attali, désigné "cancrelat en chef" et portant une étoile de David.

Ce dessin contient lui aussi "une exhortation" à la haine envers les juifs dans leur "ensemble", car "il invite sans conteste à éliminer ces insectes" nuisibles, ont relevé les juges, qui ont confirmé la condamnation à quatre mois avec sursis et 5.000 euros d'amende.

Pour ces deux dessins, l'essayiste devra verser des dommages et intérêts à des associations antiracistes parties civiles.

Dans ses trois décisions, la cour d'appel a rappelé la jurisprudence récente de la Cour de cassation, qui estime que les propos incriminés doivent contenir "une exhortation explicite" ou "implicite" à la haine ou à la discrimination.

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