Alcool au volant : « Je n’ai jamais parlé de tolérance zéro, jamais dit que j’étais pour une loi »
Les propos du ministre de l’Agriculture affirmant que « quand on conduit, on ne boit pas » ont questionné quant à la possibilité d’un passage à 0 de la limite autorisée du taux d'alcool dans le sang pour les conducteurs. Didier Guillaume a clarifié sa position au Sénat ce mercredi.

Alcool au volant : « Je n’ai jamais parlé de tolérance zéro, jamais dit que j’étais pour une loi »

Les propos du ministre de l’Agriculture affirmant que « quand on conduit, on ne boit pas » ont questionné quant à la possibilité d’un passage à 0 de la limite autorisée du taux d'alcool dans le sang pour les conducteurs. Didier Guillaume a clarifié sa position au Sénat ce mercredi.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Didier Guillaume devient habitué aux polémiques sur l’alcool. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a semblé désavouer son homologue de l’Agriculture en répondant, durant les questions au gouvernement, que le l’alcoolémie à 0,5 g/L de sang autorisée pour les conducteurs ne serait pas modifiée. Quelques jours plus tôt, Didier Guillaume, invité du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI, avait étonné en répondant « pour » à la question « pour ou contre zéro gramme d’alcool au volant ? ».

Après une question du sénateur Michel Canevet sur le sujet, le ministre se défend de tout propos de cette nature sur Public Sénat. « Quand est-ce que je me suis prononcé sur une tolérance zéro ? », interroge-t-il après la séance. « Je n’ai jamais parlé de tolérance zéro, jamais dit que j’étais pour une loi (…), je pense que quand on prend le volant il ne faut pas boire parce qu’il y a des accidents », précise le ministre.

Entre lutte contre les addictions et maintien de bonnes relations avec les milieux viticoles français, la position d’équilibre est souvent difficile à trouver quand il est question de consommation d’alcool. « Je lutte contre toutes les addictions », insiste le Didier Guillaume. « Il faut expliquer que l’alcool c’est dangereux, mais le vin n’est pas un alcool comme les autres (…). Ça ne veut pas dire il faut boire différemment, je dis simplement que le vin fait partie du patrimoine français, il faut le promouvoir mais lutter contre toutes les addictions », poursuit-il, répétant une position sur le vin qui lui avait déjà valu les critiques des addictologues, et un désaccord avec la ministre de la Santé.

Didier Guillaume réaffirme son opposition au « mois de janvier sans vin » mais plaide pour une « modération toute l’année », répète que « boire du vin est un bon moment avec des amis lorsque l’on mange » mais insiste à plusieurs reprises sur le fait que « quand on conduit, on ne boit pas ». Tout en déclarant que la limite d’alcool dans le sang à 0,5 g/L lui « va très bien » : « Je suis contre le fait de modifier la loi (…) donc il n’y a pas de sujet, pas de désaveu. »

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le

Paris: Debat reforme des retraites au Senat
5min

Politique

Sénatoriales : Guillaume Gontard va quitter la présidence du groupe écologiste, après six années passées à sa tête

Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.

Le