Allocation adulte handicapé : Sophie Cluzel « contre » le « Name and shame »
Invitée de l’émission « On va plus loin », Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des personnes handicapées, s’est dite « contre » le « name and shame », suite à l’action du groupe CRC, après le rejet au Sénat de sa proposition de loi concernant l’allocation adulte handicapé.

Allocation adulte handicapé : Sophie Cluzel « contre » le « Name and shame »

Invitée de l’émission « On va plus loin », Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des personnes handicapées, s’est dite « contre » le « name and shame », suite à l’action du groupe CRC, après le rejet au Sénat de sa proposition de loi concernant l’allocation adulte handicapé.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Mercredi au Sénat, une proposition de loi communiste visant à établir un meilleur calcul de l’allocation adulte handicapé, a été rejetée en séance. Suite à ce vote, le groupe CRCE a twitté le résultat détaillé du scrutin (liste publique, puisque publiée au Journal officiel), comme il avait menacé de le faire. C’est ce qu’on appelle utiliser la technique du « name and shame » (nommer et couvrir de honte).

Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des personnes handicapées, a réagi au micro de Public Sénat, en se disant « contre » cette méthode : « Je ne peux pas entendre ce genre de position. Je pense que ce n’est pas correct vis-à-vis et des électeurs et vis-à-vis des Français. Tout le monde fait un travail remarquable (…) ce n’est pas parce qu’il y a eu un débat et que ce débat est contre cette proposition de loi, qu’il faut avoir cette attitude (…) Ça ne sert à rien de pointer et de nommer. On est en train de créer un mauvais climat de suspicion, envers les politiques, envers l’exécutif, envers le législatif (…) On n’a jamais autant parlé du handicap, on n’a jamais autant changé le regard sur le handicap. Les personnes handicapées sont au cœur de l’action du gouvernement (…) Soyons constructifs et positifs et parlons aussi de ce qui marche. »  

La secrétaire d'État chargée des personnes handicapées, est revenue également sur son annonce du jour : les personnes majeures sous tutelles pourront voter, se marier, se pacser et divorcer, sans qu’un juge puisse les en priver : « C’était quelque chose qui était attendu depuis 30 ans par les associations. C’est remettre la personne comme citoyen, avant tout, au cœur de notre cité. Porter un regard très très émancipateur mais aussi protecteur (…) Nous simplifions la vie des personnes. »

Vous pouvez voir et revoir l’entretien avec Sophie Cluzel, en intégralité :

OVPL. Entretien avec Sophie Cluzel, secrétaire d'état chargée des personnes handicapées (en intégralité)
10:53

Partager cet article

Dans la même thématique

France Vivendi Bollore
5min

Politique

Tribune anti-Bolloré :  Maxime Saada, patron de Canal + nie toute « liste noire »

Même si le président du directoire de Canal+ réfute toute « liste noir », il affirme que le groupe tiendra désormais compte de « la considération portée à Canal+ » dans ses choix de financement. Des propos qui ravivent les tensions avec une partie du monde du cinéma, mobilisée contre l’influence de Vincent Bolloré.

Le

Cour d appel et d ‘assises de Lyon
6min

Politique

Le procès « French Bukkake » aux assises : « Le but est de reconnaître toute la dimension criminelle de l’industrie pornographique », se félicite Laurence Rossignol

Le premier grand procès de l’industrie pornographique se tiendra finalement devant les assises et non devant une cour criminelle départementale. Une victoire pour la cinquantaine de victimes de la plateforme French Bukkake. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a retenu le caractère sexiste et raciste des viols, tout comme l’avait relevé le rapport de la mission d’information du Sénat sur les dérives de l’industrie pornographique remis en 2022.

Le

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
4min

Politique

Périscolaire : une liste noire de personnels ayant eu des « comportements inappropriés » est-elle faisable ?

Le projet de loi sur la protection de l’enfance présenté mercredi en Conseil des ministres vise notamment à apporter une réponse aux récentes affaires d’agressions sexuelles dans le périscolaire parisien. Le ministre de l’Éducation a annoncé la création d’une « liste noire » pour les personnels ayant des comportements problématiques sur des enfants, même s’ils n’ont pas été encore condamnés. Mais quelle forme légale peut prendre cette liste ?

Le