La déjà longue "bataille" des berges de Seine est relancée lundi : la maire PS de Paris Anne Hidalgo a annoncé qu'un nouvel arrêté permanent de...
Anne Hidalgo persiste dans la bataille des berges de Seine
La déjà longue "bataille" des berges de Seine est relancée lundi : la maire PS de Paris Anne Hidalgo a annoncé qu'un nouvel arrêté permanent de...
Par Fabienne FAUR
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La déjà longue "bataille" des berges de Seine est relancée lundi : la maire PS de Paris Anne Hidalgo a annoncé qu'un nouvel arrêté permanent de piétonnisation serait signé dans la semaine, ignorant la "main tendue" et le scénario "progressif" de l'élue francilienne Valérie Pécresse (LR).
"Dès cette semaine, avec le soutien de l'Etat qui accompagne cette démarche, je vais prendre un arrêté, mobilisant les pouvoirs de police du maire, pour maintenir la piétonnisation" de la rive droite au centre de Paris, a affirmé la maire de la capitale dans Libération.
Cet arrêté "fondé sur la protection et la valorisation du site à des fins patrimoniales et touristiques (...) ne nécessite de conduire ni une nouvelle étude d’impact, ni une nouvelle enquête publique, ni une nouvelle concertation", a précisé un communiqué de la Ville.
Le tribunal administratif de Paris a annulé le 21 février la piétonnisation de la voie Georges-Pompidou au coeur de la capitale, devenue en septembre 2016 un Parc des Rives de Seine qui a accueilli "plusieurs centaines de milliers" de promeneurs et cyclistes, a assuré la Ville.
Depuis presque deux ans, la piétonnisation de ces 3,3 km de voie, pour lutter contre la pollution de l'air, suscite les passions et les batailles de chiffres sur la pollution, les embouteillages, etc., entre d'une part la gauche et les écologistes parisiens et d'autre part la droite francilienne, dont la présidente de la Région Ile-de-France, partie prenant du recours judiciaire, est le fer de lance.
La semaine dernière, Mme Pécresse a proposé à Mme Hidalgo une rencontre, "dans un esprit de co-construction".
Lundi matin l'élue francilienne a mis "sur la table un scénario alternatif de piétonnisation, un scénario progressif" avec une réouverture partielle à la circulation des voitures en semaine, sur une seule voie et à 30km/h. En 2020, elle ne serait ouverte qu'aux véhicules propres, avant piétonnisation totale en 2021, a-t-elle expliqué sur France Inter.
- La "résistance" s'organise -
Valérie Pécresse, le 30 janvier 2018 à Paris
AFP/Archives
"Tout ça nécessite un peu de temps", a réaffirmé Mme Pécresse en conférence de presse, "ça nécessite surtout de s'écouter les uns les autres et de respecter chaque territoire et chaque Francilien. Une décision unilatérale en matière de circulation cause beaucoup de souffrances et de galères à des centaines de milliers de personnes", a-t-elle ajouté.
Une "prétendue main tendue (qui) consiste à voir revenir les voitures sur les berges", a balayé sur Twitter Bruno Julliard, premier adjoint parisien, en pointant une "posture" de l'élue LR. "Savez-vous que la préfecture de police est totalement hostile à la coexistence d'une voie piétonne avec des voitures?", a-t-il ajouté.
La ministre des Transports Elisabeth Borne, comme quelques uns de ses collègues, a apporté dimanche son soutien à la piétonnisation : "Le sens de l'histoire, c'est de réduire la place de la voiture. Remettre des voitures sur les voies sur berges, personne ne comprendrait".
"Ne cédons pas à la tentation d’une réouverture", ont également fait valoir les élus parisiens d'opposition de l'UDI-MoDem, dans un communiqué de presse lundi, en plaidant la concertation et en demandant à Mme Hidalgo "de saisir cette main tendue" de Mme Pécresse, dont ils ont retenu les "propositions positives" (parking-relais, ligne de bus écologique, etc).
Une réouverture aux véhicules motorisés, "qu’elle soit temporaire, périodique ou réservée aux seuls véhicules propres, serait incomprise par une majorité de Parisiens, qui ont su s’approprier ce nouvel espace de liberté, de respiration et de promenade", ajoutent les élus centristes.
Même écho à la Région, où les centristes font partie de la majorité de Mme Pécresse et voient dans la piétonnisation "un acquis sur lequel il ne serait pas raisonnable de revenir".
En attendant, la "résistance" s'organise dans l'opinion, comme l'écrivait lundi l'association de cyclistes Paris en Selle.
Une manifestation de soutien aux berges piétonnes aura lieu samedi et une pétition a recueilli en une semaine près de 26.000 signatures.
À Paris, la fusion des listes entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel relève davantage du réalisme politique face à l’avance de la gauche que d’un rapprochement sincère et naturel. Il a fallu surmonter « une forme d’inimitié » entre les deux candidats, reconnait la vice-présidente de LR et sénatrice de la capitale Agnès Evren, qui compte aussi sur les reports de voix des électeurs de Sarah Knafo.
A Montpellier, c’est une triangulaire qui opposera, dimanche prochain, le maire sortant socialiste Michaël Delafosse, en tête avec 33,41 % au premier tour, la candidate LFI, Nathalie Oziol, deuxième avec 15,36 % et le candidat indépendant, Mohed Altrad (11,31 % des voix). Si dans de nombreuses grandes villes de France, comme Lyon, Toulouse, Nantes… LFI et le reste de la gauche se sont unis au deuxième tour des élections municipales, dans l’Hérault, il n’en a pas été question, tant les deux gauches semblent irréconciliables. Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. L’objectif que nous devons viser, c’est l’objectif zéro déchet ». Michaël Delafosse a rappelé que le CSR était une solution préconisée par l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). « Il nous faut continuer à mieux collecter les biodéchets comme le verre », a-t-il ajouté. Pour conclure sur les défis de la nouvelle mandature, comme l’augmentation de la population dans la ville, en moyenne 8 000 habitants par an, Nathalie Oziol a estimé que rien n’a été fait pour accueillir les gens ». Mohed Altrad a aussi jugé que la ville n’était pas à la hauteur des autres villes de taille similaire. Il propose de mieux gérer l’argent public en économisant 25 % de ce qu’il considère comme du « gaspillage ». Mickaël Delafosse s’engage à construire 1 000 nouveaux logements étudiants dans le secteur d’Agropolis et des logements pour seniors mais aussi le développement des BRS (bail réel et solidaire) qui ne permette à personne en logement sociaux d’accéder à la propriété ou encore poursuivre l’encadrement des loyers et la lutte contre Airbnb.
À quelques jours du second tour des municipales à Nice, Bruno Retailleau, le patron des LR, a déclenché une crise ouverte au sein de sa propre famille politique et du bloc central, en refusant de soutenir le maire sortant Christian Estrosi face à Éric Ciotti, allié du RN. Plus largement, le psychodrame azuréen fragilise l'accord national passé avec Horizons, mais révèle aussi les fractures d’une droite à la recherche de sa boussole stratégique pour 2027.
Qualifiée de justesse pour le second tour des municipales parisiennes avec 10,4 % des voix, la candidate Reconquête, Sarah Knafo, a finalement choisi de se retirer « pour Paris », sans toutefois donner de consigne de vote, mais « pour battre la gauche ». Une décision présentée comme un « choix de responsabilité », mais qui soulève autant de questions stratégiques que politiques.