Antisémitisme: Macron ne participera pas au rassemblement mardi
Le président de la République Emmanuel Macron ne participera pas au rassemblement contre l'antisémitisme organisé mardi à Paris...

Antisémitisme: Macron ne participera pas au rassemblement mardi

Le président de la République Emmanuel Macron ne participera pas au rassemblement contre l'antisémitisme organisé mardi à Paris...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le président de la République Emmanuel Macron ne participera pas au rassemblement contre l'antisémitisme organisé mardi à Paris par quatorze partis politiques, mais des membres du gouvernement iront, a indiqué lundi l'Elysée.

Le premier secrétaire du PS Olivier Faure, à l'initiative du rassemblement, a appelé lundi sur RTL Emmanuel Macron à y participer pour "dire que la République condamne fermement, définitivement, de manière absolue, toute forme de haine et notamment l'antisémitisme".

Le président de la République "a toujours été très réactif" pour dénoncer les actes antisémites, souligne l'Elysée, qui rappelle qu'Emmanuel Macron s'exprimera mercredi soir au dîner du CRIF et qu'il a téléphoné samedi à Alain Finkielkraut, pris à partie en marge d'une manifestation de "gilets jaunes".

Lors du dernier conseil des ministres, après la publication des chiffres annuels, Emmanuel Macron avait déclaré que l'antisémitisme était "la négation de la République (..) Nous serons intraitables vis-à-vis de ceux qui commettent de tels actes", selon des propos rapportés par le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

La liste des ministres qui participeront n'a pas encore été communiquée mais le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau (MoDem) a indiqué lundi sur Europe 1 qu'il serait présent. "La volonté gouvernementale c'est bien d'être présent pour marquer l'unité nationale", a-t-il ajouté, plaidant pour "une image forte".

Olivier Faure a rappelé que François Mitterrand avait participé le 14 mai 1990 à Paris à une grande manifestation contre le racisme et l'antisémitisme, après la profanation du cimetière juif de Carpentras.

"Je pense que ce que Mitterrand avait fait à son époque, Emmanuel Macron doit le faire demain et doit être présent, il doit être celui qui dit: +La République, ça ne peut pas être cela, la France, ça n'est pas cela+", a ajouté le député de Seine-et-Marne.

Le parquet de Paris a ouvert dimanche une enquête sur les injures antisémites adressées samedi au philosophe et académicien Alain Finkielkraut.

Partager cet article

Dans la même thématique

Antisémitisme: Macron ne participera pas au rassemblement mardi
3min

Politique

« Je ne souhaite pas participer aux ravages sociaux et écologiques en cours » assume cet étudiant qui a bifurqué 

En 2022, Théophile Duchateau, élève dans l’école d’ingénieur Agro ParisTech, fait partie du groupe de « bifurqueurs », surnommés ainsi après avoir annoncé publiquement lors de la remise de leur diplôme qu’ils préféraient renoncer à une carrière toute tracée dans un grand groupe. Théophile Duchateau, ancien élève ingénieur d’Agro ParisTech partage aujourd’hui sa vie entre son métier dans l’agroforesterie et l’engagement dans une ferme collective. Au micro de Quentin Calmet et face aux sénateurs, il assume une nouvelle forme de « travail » dans l’émission Dialogue citoyen.

Le

Antisémitisme: Macron ne participera pas au rassemblement mardi
4min

Politique

« L’IA, j’y crois beaucoup » : le préfet de police de Paris défend son utilisation pour la surveillance vidéo des rodéos urbains et des manifestations

Auditionné au Sénat sur la sécurité de l’espace public, le préfet de police de Paris Patrice Faure a défendu le recours à la surveillance vidéo algorithmique pour détecter certains délits et encadrer les manifestations. « Donnez-nous le cadre législatif pour utiliser les moyens technologiques qui existent », a-t-il exhorté devant les sénateurs.

Le

Retailleau ok
7min

Politique

Bruno Retailleau veut rétablir les contrôles à la frontière espagnole : c’est le cas depuis 2015

Suite à la régularisation de 500 000 sans-papiers en Espagne, la droite et l’extrême droite réclament un rétablissement des contrôles à la frontière espagnole. Or, ces contrôles ont été rétablis, théoriquement temporairement, mais sans discontinuer, depuis 2015. Par ailleurs, un titre de séjour délivré par un autre Etat-membre ne permet pas de séjourner légalement en France.

Le