Plusieurs dizaines de scientifiques de premier plan dont la médaille d'or du CNRS Claire Voisin et le mathématicien et médaille Fields Cédric Villani appellent à "utiliser le vote Macron pour barrer la route au pire" dans un texte reçu par l'AFP lundi.
"Intellectuels, professionnels de la culture, de l'enseignement, des sciences et de la création, profondément attachés aux valeurs républicaines et humanistes de pluralisme, de tolérance, de paix, de laïcité et de liberté, nous sommes très inquiets de la situation politique en France au lendemain du premier tour des élections présidentielles", indiquent-ils.
Le texte souligne que "dans les quelques villes qu'il dirige ou a dirigées, le FN a toujours réduit les budgets de l'action sociale, mais aussi de la culture" et que "son discours social est un leurre".
Le mathématicien et médaille Field Cédric Villani le 30 mai 2016 à L'Élysée
AFP/Archives
"Quelles que puissent être nos inquiétudes et nos divergences avec le candidat Emmanuel Macron, nous appelons dans notre diversité ceux qui partagent nos valeurs à utiliser le seul bulletin de vote à leur disposition pour faire barrage au fascisme, sans se laisser abuser par le camouflage qu'il se donne."
L'appel est lancé par Jean-Michel Bony, mathématicien (Académie des sciences), Bruno Chaudret, chimiste (Académie des sciences), Jean-Michel Galano, philosophe, Jean-Pierre Kahane, mathématicien (Académie des sciences), Ivan Lavallée, informaticien, Evariste Sanchez-Palencia, mathématicien (Académie des sciences).
Déjà le 27 avril, neuf dirigeants des principaux organismes publics de recherche (Cirad, Ifremer, Inserm etc.) ainsi que la Conférence des présidents d'université avaient appelé "à voter contre" Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle, son programme étant, selon eux, "porteur de régression et de déclin sur tous les plans".
La commission d’enquête sénatoriale sur les « inégalités systémiques » frappant les territoires ultramarins a rendu ses conclusions ce jeudi. Lancée par les sénateurs communistes, elle formule une soixantaine de propositions balayant le spectre des difficultés outre-mer, de la gestion sanitaire à la souveraineté économique.
En pleine séquence de canicule, le chef de file de La France insoumise relance son projet de « république écologique ». Le candidat à l’élection présidentielle propose, s’il accède à l’Élysée, de remplacer les régions actuelles par treize « écorégions » organisées autour des bassins versants. Une réforme institutionnelle ambitieuse, qui reste à ce stade une proposition de campagne.
Dans les colonnes du Figaro, le patron des députés de droite, Laurent Wauquiez semble avoir, une fois de plus, savonné la planche du candidat à la présidentielle de son parti, Bruno Retailleau, estimant, sans le nommer, qu'il devrait « savoir se retirer le plus tôt possible » au profit du candidat le mieux placé pour rassembler la droite et le centre, en l'occurrence Édouard Philippe. Si l'entourage de Laurent Wauquiez dément tout soutien au candidat Horizons, ses propos agacent mais ne surprennent pas vraiment le camp du Vendéen.
Invité de la matinale de Public Sénat ce jeudi, Marc Fesneau a réaffirmé les lignes rouges de la majorité gouvernementale concernant le projet de loi d’urgence agricole, actuellement examiné au Sénat. La réintroduction de plusieurs pesticides par les sénateurs menace de « faire capoter le texte », qui ne pourra être voté en l’état à l’Assemblée, avertit l’ancien ministre de l’agriculture.