« Appelez-moi, Madame la ministre » : Brune Poirson réplique à Gérard Longuet
Mardi, le « débat sur la diplomatie française à l’aune de la COP 24 » a pris une tournure inattendue. Brune Poirson a vertement reproché au sénateur LR, Gérard Longuet de l’avoir appelé « Madame, le ministre ». « Une inspiration des Français, c’est l’égalité femme-homme, Monsieur le sénateur » lui a-t-elle rappelé.

« Appelez-moi, Madame la ministre » : Brune Poirson réplique à Gérard Longuet

Mardi, le « débat sur la diplomatie française à l’aune de la COP 24 » a pris une tournure inattendue. Brune Poirson a vertement reproché au sénateur LR, Gérard Longuet de l’avoir appelé « Madame, le ministre ». « Une inspiration des Français, c’est l’égalité femme-homme, Monsieur le sénateur » lui a-t-elle rappelé.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Je fais comme vous. Parfois, je profite d’une tribune pour parler d’un tout autre sujet ». En effet, l’échange qui a opposé, hier, la secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire et le sénateur LR, Gérard Longuet, n’avait pas grand-chose à voir avec l’ordre du jour. À savoir, un « débat sur la diplomatie française à l’aune de la COP 24 ».

Lors de son intervention, le sénateur de la Meuse, s’est par deux fois adressé à Brune Poirson, en l’appelant « Madame, le ministre ».

Gérard Longuet appelle Brune Poirson, "Madame le ministre"
02:21

« Monsieur le sénateur. Je veux bien croire que votre langue a fourché, on dit Madame la ministre » commence-t-elle. S’en suit une réplique inaudible de Gérard Longuet (hors micro), à laquelle répond la secrétaire d’État : « Vous voulez qu’on rentre dans ce débat-là ? Je suis absolument désolée mais je vous demande de m’appeler Madame la ministre. C’est comme ça ».

Puis, après une nouvelle réponse du sénateur, Brune Poirson ajoute. « Non, je ne veux pas que vous m’appeliez ‘chère amie’. Je veux que vous m’appeliez Madame la ministre (…) Vous me parlez d’inspiration des Français. Mais une inspiration des Français, c’est l’égalité femme-homme, Monsieur le sénateur. C’est ça la réalité (…) le débat est clos, c’est comme ça et ce n’est pas autrement ».

Didier Mandelli, sénateur LR de Vendée qui a pris la parole par la suite a donc tout naturellement commencé son propos par : « Madame la présidente » (de séance, la sénatrice PS Hélène Conway-Mouret) et bien sûr, « Madame la ministre ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
6min

Politique

La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : « Un choix politique en forme de provocation », pour Jean-François Husson

Emmanuel Macron s’apprête à nommer la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes. Un choix contesté par les élus de la chambre haute. Si les qualités de la quarantenaire ne sont pas remises en cause, les élus pointent le risque de conflit d’intérêts alors que la Cour des comptes présentera dans les mois à venir un rapport sur l’exécution du budget qu’Amélie de Montchalin a défendu.

Le

POLICE MUNICIPALE
3min

Politique

Projet de loi sur les polices municipales : « Il faut faire attention que ce qui a été ajouté est bien constitutionnel », prévient Laurent Nunez

L’extension de la liste des délits constatés par les policiers municipaux et les gardes champêtres s’apprête à être votée ce mardi 10 février au Sénat. Au cœur de ce texte, la possibilité pour les agents de verbaliser un certain nombre de délits pris sur le fait. Le Sénat a étendu le nombre d’infractions de neuf à une quinzaine, telles que l’occupation illicite de halls d’immeuble ou le port d’armes blanches. Le ministre de l’Intérieur, qui se félicite de débats « très constructifs », espère cependant que certains amendements votés par le Sénat, n'engendrent pas une censure du Conseil constitutionnel.

Le

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez
3min

Politique

Narcotrafic : « Il y a une crainte d’ingérence » lors des élections municipales », déclare Laurent Nunez

A un peu plus d’un mois des élections municipales, les candidats mettent un coup d’accélérateur à leur campagne et déroulent leurs propositions. Pourtant, une inquiétude monte jusqu’au plus haut sommet de l'État : le risque d’une ingérence de la part des narcotrafiquants. Le ministre de l’Intérieur scrute la potentielle menace avec « vigilance ».

Le